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Actualités - Conferences Internationales

Un grave déficit en 2015

La demande des ménages et de l’industrie s’élèvera alors à 2,8 milliards de mètres cubes. Or, sur les huit milliards de mètres cubes de précipitations annuelles que reçoit le Liban, il ne reste que 2,6 milliards de m3 : près de la moitié des précipitations sont perdues à travers le phénomène de l’évapotranspiration ; environ 650 millions de m3 se dirigent vers les pays voisins à travers les fleuves ou les frontières et entre 700 et 800 millions de m3 sont perdus par infiltration dans les sols. Par ailleurs, la superficie de terres agricoles actuellement irriguées est de 75 000 hectares, alors que le besoin réel est de 250 000 hectares, car de nombreuses terres fertiles ne sont pas exploitées. Des problèmes naturels et techniques expliquent que le Liban ne profite pas entièrement de l’eau qu’il reçoit. D’une part, il pleut uniquement 90 jours en moyenne alors que le reste de l’année est extrêmement sec. De l’autre, il ne pleut pas uniformément sur toutes les régions, ce qui place le Grand Bey-routh et le Mont-Liban face à un besoin structurel. À ces facteurs naturels, s’ajoutent les conséquences de la guerre qui a lourdement affecté la qualité du réseau. En l’absence de maintenance régulière, celui-ci n’est plus fiable. Le service intermittent accentue encore la dégradation des tuyaux. Enfin, bien qu’il ait signé la convention de Barcelone sur le traitement secondaire obligatoire des eaux usées pour toute agglomération de plus de cent millions d’habitants, le Liban ne dispose toujours pas de telles installations de recyclage.
La demande des ménages et de l’industrie s’élèvera alors à 2,8 milliards de mètres cubes. Or, sur les huit milliards de mètres cubes de précipitations annuelles que reçoit le Liban, il ne reste que 2,6 milliards de m3 : près de la moitié des précipitations sont perdues à travers le phénomène de l’évapotranspiration ; environ 650 millions de m3 se dirigent vers les pays voisins à travers les fleuves ou les frontières et entre 700 et 800 millions de m3 sont perdus par infiltration dans les sols. Par ailleurs, la superficie de terres agricoles actuellement irriguées est de 75 000 hectares, alors que le besoin réel est de 250 000 hectares, car de nombreuses terres fertiles ne sont pas exploitées. Des problèmes naturels et techniques expliquent que le Liban ne profite pas entièrement de l’eau qu’il reçoit....