Le dossier des antiquités au Liban est des plus surprenants. Il y a sept mois, tout a changé dans le monde de l’archéologie dans ce pays. Soudain, le passé, le patrimoine et l’histoire sont devenus des priorités. Pour un instant, on a cru au miracle ! Des décisions, prises à la va-vite, se sont succédé. La plus catastrophique des décisions demeure celle de laisser la DGA sans directeur. Qui va en prendre la direction ? La question a été réglée provisoirement. Ainsi, M. Chaker Ghadbane a été nommé directeur par intérim mais il quittera ses fonctions pour prendre sa retraite. M. Assaad Seif a pris alors en charge la direction à titre intérimaire. Aujourd’hui, la Direction générale des antiquités agonise. Elle ne tient plus que par la volonté de son équipe de base. N’était son travail acharné, le patrimoine libanais aurait porté le deuil de son unique tuteur. Mais le mal est toujours là. Qu’on en juge par les faits : une direction sans directeur, un travail considérable à accomplir avec une équipe réduite, des centaines de sites archéologiques sans gardiens, de vestiges sans étude, d’objets à inventorier, de musées à reconstruire, de statues à restaurer, de sites à désherber… et la liste est loin d’être exhaustive. Les formalités administratives sont des plus lentes. Chaque papier doit être signé par un ministre chargé de trois ministères. Tout traîne. Pour cette administration, les séquelles de ces quelques mois d’abandon seront plus profondes que de longues années de guerre. Pourquoi a-t-on vite oublié cette direction ? Pourquoi subitement le patrimoine n’est plus à la mode ? Pourquoi ne décide-t-on pas de son sort ? Qu’attend-on ? Déjà le vol des objets se fait sur des sites classés, alors que d’autres sont complètement oubliés. Pleurons la DGA car il n’en reste qu’un fantôme. Et souhaitons que la noble cause du patrimoine ne se limitera pas à des promesses et à de belles paroles.
Le dossier des antiquités au Liban est des plus surprenants. Il y a sept mois, tout a changé dans le monde de l’archéologie dans ce pays. Soudain, le passé, le patrimoine et l’histoire sont devenus des priorités. Pour un instant, on a cru au miracle ! Des décisions, prises à la va-vite, se sont succédé. La plus catastrophique des décisions demeure celle de laisser la DGA sans directeur. Qui va en prendre la direction ? La question a été réglée provisoirement. Ainsi, M. Chaker Ghadbane a été nommé directeur par intérim mais il quittera ses fonctions pour prendre sa retraite. M. Assaad Seif a pris alors en charge la direction à titre intérimaire. Aujourd’hui, la Direction générale des antiquités agonise. Elle ne tient plus que par la volonté de son équipe de base. N’était son travail acharné, le...
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