L’annonce de la mort de Bernard Buffet a été accueillie mardi avec tristesse au Japon, un pays où il était très apprécié et qui accueille le seul musée totalement consacré à son œuvre prolifique. «Je suis consterné par sa mort brutale», a réagi Mutsuko Okano, propriétaire du musée Bernard Buffet, ouvert depuis vingt-six ans au pied du Mont Fuji. «De nombreux souvenirs me reviennent en mémoire (...). C’était un personnage très amical», a poursuivi le fils du fondateur du musée, Kiichiro Okano, un banquier pris de passion pour la peinture de Bernard Buffet. «J’avais eu récemment des nouvelles par son épouse Anabelle, qui m’avait annoncé qu’il n’allait pas bien», a-t-il ajouté dans un texte publié par le musée. Décrié par les milieux artistiques européens, Bernard Buffet a réussi à susciter un véritable engouement au Japon, où il était le peintre français vivant le plus connu. Une moyenne de 300 000 visiteurs se pressent chaque année au musée de Surugadaira. «Les Japonais apprécient ses lignes droites et appuyées» mais aussi «ses choix de sujets très figuratifs», comme ses célèbres clowns tristes ou ses scènes champêtres, explique-t-on au musée. Ce dernier expose actuellement quelque 200 œuvres et son fondateur, Kiichiro Okano, n’avait pas hésité à débourser la somme record pour le peintre de 80 millions de yens (610 000 euros) afin de s’offrir l’«auto-portrait à la palette». La nouvelle du suicide du peintre dans sa résidence du Var, dans le sud de la France, à 71 ans, n’étant parvenue que mardi matin au Japon, seule la presse de l’après-midi en a rendu compte. «C’est la fin d’une ère», titre le quotidien Asahi, en reproduisant l’une de ses peintures de sumo. Bernard Buffet était en effet fasciné par la culture ancestrale du Japon, où il a effectué plusieurs séjours. Il a consacré des séries de toiles aux acteurs grimés de théâtre kabuki et aux lutteurs de sumo, jouant sur le contraste entre les formes arrondies de leur corps et ses lignes noires sévères. Le musée Buffet n’avait pas encore défini mardi l’hommage qu’il allait rendre au peintre. «Nous allons continuer à célébrer son œuvre», a assuré M. Okano.
L’annonce de la mort de Bernard Buffet a été accueillie mardi avec tristesse au Japon, un pays où il était très apprécié et qui accueille le seul musée totalement consacré à son œuvre prolifique. «Je suis consterné par sa mort brutale», a réagi Mutsuko Okano, propriétaire du musée Bernard Buffet, ouvert depuis vingt-six ans au pied du Mont Fuji. «De nombreux souvenirs me reviennent en mémoire (...). C’était un personnage très amical», a poursuivi le fils du fondateur du musée, Kiichiro Okano, un banquier pris de passion pour la peinture de Bernard Buffet. «J’avais eu récemment des nouvelles par son épouse Anabelle, qui m’avait annoncé qu’il n’allait pas bien», a-t-il ajouté dans un texte publié par le musée. Décrié par les milieux artistiques européens, Bernard Buffet a réussi à susciter un...
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