Boxe Les Français entament une difficile chasse aux billets olympiques
le 06 octobre 1999 à 00h00
Les boxeurs amateurs français, qui viennent de s’illustrer aux championnats du monde avec trois médailles (2 d’argent, une de bronze), entament cette semaine leur chasse aux billets olympiques au tournoi de Sébastopol (Ukraine) selon un système de qualification contesté. Alors que la quasi-totalité des fédérations internationales prennent d’abord en compte les championnats du monde ou d’Europe, puis ensuite des tournois de rattrapage, la Fédération internationale de boxe amateur (AIBA) les ignore totalement et propose une formule unique par tournois continentaux où seuls les deux premiers par catégorie seront qualifiés pour Sydney. À l’inverse encore des autres fédérations qui attribuent des quotas non nominatifs, en boxe c’est celui qui aura décroché le qualification qui pourra seul aller aux Jeux olympiques. «C’est un système très mauvais et très sévère, s’insurge Dominique Nato, directeur des équipes de France. Quelle sera la forme en octobre 2000 d’un boxeur qui se sera qualifié un an plus tôt ? S’il est blessé, le pays n’aura pas de qualifié dans la catégorie. Sans parler du chantage financier que pourrait faire un boxeur qualifié qui saura qu’il ne peut plus être remplacé». Dans un milieu où les promoteurs sont toujours à l’affût de jeunes talents pour leurs écuries professionnelles, Nato, échaudé par le passage professionnel prématuré de Frédéric Serrat en 1997, sait qu’il devra tenir ses troupes sous peine de voir quelques-uns de ses meilleurs éléments franchir le Rubicon avant Sydney. Par précaution, la cellule de préparation olympique (PO) prépare une convention que devra signer l’athlète qualifié. Compte tenu que chaque boxeur doit se voir attribuer deux chances de qualification, qu’une fois qu’il a un boxeur qualifié dans une catégorie le pays ne peut plus y aligner de boxeur, et qu’il y aura quatre tournois européens de qualification par catégorie, Nato table sur six à huit qualifiés pour Sydney qui reflèteraient «la crédibilité (ndlr: neuf médailles mondiales depuis 1993) acquise par la boxe amateur française ces dernières années». «Mais, regrette-t-il, avec cette formule, ce ne seront peut-être pas les meilleurs qui seront qualifiés». Trois Français joueront la qualification olympique à Sébastopol : Brahin Asloum (48 kg, Bourgoin), Rachid Bouaita (54 kg, Louvroil), Abdel Jebahi (60 kg, Lyon).
Les boxeurs amateurs français, qui viennent de s’illustrer aux championnats du monde avec trois médailles (2 d’argent, une de bronze), entament cette semaine leur chasse aux billets olympiques au tournoi de Sébastopol (Ukraine) selon un système de qualification contesté. Alors que la quasi-totalité des fédérations internationales prennent d’abord en compte les championnats du monde ou d’Europe, puis ensuite des tournois de rattrapage, la Fédération internationale de boxe amateur (AIBA) les ignore totalement et propose une formule unique par tournois continentaux où seuls les deux premiers par catégorie seront qualifiés pour Sydney. À l’inverse encore des autres fédérations qui attribuent des quotas non nominatifs, en boxe c’est celui qui aura décroché le qualification qui pourra seul aller aux Jeux...
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