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Actualités - Chronologie

Les Namibiens ont déjà préparé leur retour par Francfort

Les Namibiens connaissent le réalisme. Ainsi, ont-ils déjà préparé les formalités de leur retour en ayant mis sur pied un match amical contre l’équipe nationale d’Allemagne, le 17 octobre à Francfort, avant de regagner le pays du sprinteur Frankie Fredericks, via Johannesburg. C’est dire si la formation étrillée par les Fidji ne se fait plus guère d’illusions concernant une qualification pour les phases finales de la 4e Coupe du monde de rugby. L’ensemble reste un peu déçu par l’ampleur du score (67-18). «On pensait pouvoir réussir quelque chose contre les Fidjiens, confesse l’entraîneur Rudy Joubert. On a l’habitude de mieux jouer que cela...». Les responsables de l’encadrement ne se hasardent d’ailleurs pas à parler du résultat du prochain match des «Kudus» contre la France, vendredi à Bordeaux. «Ils songent simplement à faire bonne figure, témoigne le suiveur Jean Montel. Le but est de tirer une propagande favorable pour le rugby dans le pays». Le réservoir de joueurs est en effet désespérément faible : 500 seniors et 700 juniors pour une nation, souffrant sportivement du voisinage de l’Afrique du Sud, comptant 1,6 million d’habitants répartis sur 824 292 km2. Trois ou quatre changements Le dirigeant de la Fédération française de rugby à l’organisation des compétitions à l’étranger ne tarit pas d’éloges sur la conduite des joueurs. «Ils sont très sympathiques et pas du tout exigeants, témoigne l’officier de liaison. Ils savent admirablement se gérer». La troupe est allée visiter le stade Lescure mardi matin. «Extraordinaire et chouette», ont été quelques-uns des adjectifs employés par les joueurs avant de regagner Bordeaux-Lac pour une conférence de presse mardi, précédant celle de mercredi (11h30 GMT) où sera communiquée la composition de l’équipe. Depuis le souci concernant la cheville d’Hugo Horn, l’ensemble n’a pas à souffrir de blessures majeures. Les remaniements devraient donc être essentiellement d’ordres tactique ou qualitatif. «Trois ou quatre seulement», selon le manager Walter Don. Ensuite, en soirée, une sortie «gastronomique» a été mise sur pied avec le concours de Jean Montel. Chacun viendra, joueurs y compris qui auront la permission exceptionnelle «de boire un verre de vin ou de bière...». Raphaël Ibanez en permanence à l’écoute Raphaël Ibanez a dû se multiplier mardi entre un entraînement éprouvant et la mission délicate d’annoncer aux joueurs l’équipe appelée à affronter la Namibie, vendredi à Bordeaux, pour la deuxième étape tricolore dans la Coupe du monde de rugby. Le capitaine a dû expliquer et entretenir la flamme des hommes condamnés à porter le costume cravate au lieu du survêtement en Gironde. «Il importe de dédramatiser le moment de l’annonce de l’équipe, explique-t-il. Il ne faut pas faire de cas de conscience». Le joueur de Perpignan n’attend donc pas le dernier moment pour apaiser les bilieux. Il est sans cesse disponible. «Je passe beaucoup de temps au foyer ou dans la salle de manière à ce que les joueurs sachent ainsi que je suis à tout moment à leur écoute» souligne-t-il. À l’image du cadre de vie, un complexe de golf dans la périphérie toulousaine, le moral de la troupe s’est embelli depuis le succès (33-20) sur le Canada. «Le changement a été sensible d’une manière collective plutôt qu’individuelle. Nous avons acquis davantage de sérénité, convient le Landais d’origine. Ce groupe possède un gros potentiel. Il a besoin d’en prendre conscience. On peut maintenant fonctionner avec un sourire sans pour autant oublier l’année internationale que l’on a vécue». Son rôle lui dicte toutefois d’inciter ses hommes à la prudence. «Je ne mettrai pas de garde-fous durant la semaine, confie-t-il. Je demanderai simplement de rester prudent. Il n’y a aucune raison de se relâcher». Selon l’expression consacrée, Raphaël Ibanez prend les matches les uns après les autres à l’heure où l’évocation du quart de finale contre l’Irlande à Dublin se fait de plus en plus pressante. «Tout le monde en parle, peut-être,... sauf nous, insiste-t-il. Nos conversations tournent à l’heure actuelle autour de la Namibie». Continuité de jeu Les Français font preuve d’une louable pudeur concernant la force de leurs prochains rivaux, balayés (67-18) à Béziers pour l’ouverture du groupe C par le mouvement perpétuel des Fidjiens. Mais cette formation effectuant son apprentissage pourrait-elle représenter un réel danger? «Non, néanmoins, il nous appartient de l’éloigner dès le début du match, précise Ibanez. Nous, ce qui nous intéresse, c’est d’affirmer une continuité de jeu, par exemple dans l’articulation des lignes et la régularité de la production». Soucieux du rendement des siens, Raphaël Ibanez ne fait pas pour autant abstraction de l’adversaire. «La Namibie évolue avec un jeu très britannique, une conquête correcte et des lancements de jeu directs avec des centres percutants, observe-t-il. L’ensemble est sans surprise, classique et rigoureux». Raphaël Ibanez n’a rien perdu des autres rencontres du week-end. Mais aucune équipe n’a entamé sa confiance. Interrogé pour savoir si l’Afrique du Sud l’avait impressionné, il a répondu : «Ne commencez pas. Il n’y a aucune inquiétude...». «Professionnel» à tout crin, Ibanez n’a pas manqué de donner son avis à l’encadrement lundi. «Rien n’interdit de faire appel à des nouveaux, glissait-il. Ce sera la prime au travail». Il a maintenant repris son rôle de permanencier au service d’un XV de France avec lequel il compte «aller plus loin...».
Les Namibiens connaissent le réalisme. Ainsi, ont-ils déjà préparé les formalités de leur retour en ayant mis sur pied un match amical contre l’équipe nationale d’Allemagne, le 17 octobre à Francfort, avant de regagner le pays du sprinteur Frankie Fredericks, via Johannesburg. C’est dire si la formation étrillée par les Fidji ne se fait plus guère d’illusions concernant une qualification pour les phases finales de la 4e Coupe du monde de rugby. L’ensemble reste un peu déçu par l’ampleur du score (67-18). «On pensait pouvoir réussir quelque chose contre les Fidjiens, confesse l’entraîneur Rudy Joubert. On a l’habitude de mieux jouer que cela...». Les responsables de l’encadrement ne se hasardent d’ailleurs pas à parler du résultat du prochain match des «Kudus» contre la France, vendredi à...