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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché stable

Le dollar n’a pas bougé hier à Beyrouth en raison de la poursuite de l’action stabilisatrice de la Banque du Liban (BDL) qui a neutralisé l’excès d’offre en cette monnaie dans un marché toujours réticent à la demande. En se portant ainsi acheteur du billet vert à 1 501,00 LL tout en le proposant à 1 514,00 LL, l’institut d’émission est parvenu à le faire maintenir, encore une fois, de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ce contexte, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL en l’absence de contreparties valables à l’achat en dehors d’elle-même à ce prix, indique-t-on de sources cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait atteint quelque sept millions de dollars en grande partie absorbés par la BDL à 1 501,00 LL. Coup d’arrêt à la hausse du dollar À l’étranger, le dollar s’est apprécié face aux autres principales devises hier sur les marchés des changes internationaux, soutenu par une nouvelle hausse de Wall Street avant la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux d’intérêt. Celle-ci a laissé ses taux directeurs inchangés à l’issue de la réunion de son comité de l’open market. Le résultat des délibérations du comité de l’open market de la Fed, qui est venu confirmer les anticipations d’un statu quo monétaire aux États-Unis, ne devait donc pas avoir un grand effet sur le marché, surtout que plusieurs cambistes, en apprenant cette décision, n’osaient plus prendre de nouvelles initiatives en faveur du dollar. L’annonce dans la journée par le Conference Board d’une baisse de 0,1 % de l’indice composite des principaux indicateurs économiques aux États-Unis en août après une progression de 0,3 % en juillet devait agir à l’actif du dollar dans la mesure où elle a été interprétée comme un signe avant coureur de ce statu quo monétaire. De ce fait, et compte tenu aussi de la bonne performance de Wall Street après l’ouverture et de la nouvelle hausse du Dow Jones, le dollar devait bénéficier de ce regain d’intérêt pour les actifs américains alors que le nombre des chômeurs en Allemagne baissait sous la barre psychologique des 4 millions en septembre. Certes, les marchés, plus attentifs à l’orientation de la politique monétaire américaine, n’ont pas réagi à ce développement qui devait soutenir l’euro qui a continué à varier dans des marges étroites à la baisse face au dollar. Cela d’autant qu’on s’attend à ce que la Banque centrale européenne (BCE) pourrait décider elle aussi d’un statu quo monétaire demain à l’issue de la réunion de son conseil de gouverneurs. Le dollar s’est également raffermi face au yen sur des rumeurs faisant état de possibles liquidations de positions longues sur la devise nippone aujourd’hui à Tokyo en réaction à la nouvelle flambée des cours de l’or. Quant à la livre sterling, elle a également cédé du terrain face au billet vert, sous l’effet notamment d’une étude d’Halifax, premier groupe britannique de crédit immobilier, faisant part d’une accalmie des prix de l’immobilier britannique au Royaume-Uni le mois dernier. Ces données, qui ont quelque peu apaisé les spéculations sur un nouveau resserrement du crédit à l’issue de la réunion demain du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, ont aussi œuvré en faveur du dollar qui s’est négocié, à New York, sur un ton résistant comme suit : – 1,0720 pour un euro contre 1,0735, la veille – 1,6550 pour un sterling contre 1,6560 – 1,8245 DM contre 1,8220 – 6,1190 FF contre 6,1105 – 1,4775 FS contre 1,4830 – 1 806,25 lires contre 1 803,70 – 106,75 yens contre 106,25. Bourse de Beyrouth : léger repli de Solidere «B» Sur le marché libanais des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth s’est ressentie hier du léger repli de l’action B de Solidere de 7 1/4 à 7 1/8 dollars, dans un contexte de stabilité sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général LIBX de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,14 % à 75,40 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 180,04 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires très mince avec quelque 48 515 actions négociées d’une valeur globale de 173 282 dollars. Wall Street : en baisse après la Fed La Bourse américaine, qui avait largement anticipé aussi le maintien en l’état des taux d’intérêt par la Fed à l’issue de la réunion de son comité de l’open market hier, n’a pas trouvé le soutien espéré par l’annonce de l’acquisition par MCI WorldCom de Sprint FON (téléphonie longue distance) pour un montant record de 129 milliards de dollars, avec les dettes. Cette opération, qui est venue relancer quelques courants spéculatifs à la hausse du secteur des télécommunications, et dans son sillage sur les valeurs de la haute technologie, n’a pas pu redonner du tonus à la cote après l’avertissement de la Fed de resserrer sa politique monétaire dans l’avenir. C’est ainsi que quelques dégagements bénéficiaires après la décision de la Fed ont largement pesé sur la tenue de la cote américaine lui faisant perdre l’essentiel de ses gains de la journée. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui était remonté d’un plus bas à 10 277,11 points à un plus haut à 10 509,90 points, est revenu en préclôture à 10 357,85 points, baisse de 43,38 points sur la veille. Sensible hausse des Bourses européennes Les places européennes ont clôturé la séance de mardi en hausse sensible, dans un climat influencé à la fois par la fermeté de Wall Street à l’ouverture et par la conviction que le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale optera pour le statu quo monétaire. L’indice Eurotop-300 a pris 0,6 % et le STOXX-50 0,98 %. Les plus fortes progressions étaient enregistrées par Francfort (1,59 %), Paris (1,26 %) et Amsterdam (1,01 %). Londres gagnait 0,52 %, Madrid 0,58 % et Bruxelles 0,56 %. Seules Zurich et Milan affichaient une légère baisse en cédant respectivement 0,13 et 0,26 %. Les affaires restaient toutefois généralement peu étoffées. L’issue de la réunion de la Fed devait être connue plus tard, et la plupart des opérateurs tablaient sur une reconduction des taux actuels. «Les marchés ont décidé qu’il n’y aurait pas de hausse des taux», a résumé Jerry Evans, stratégiste européen à Enskilda Securities. Parallèlement, le dollar profitait de la bonne orientation de Wall Street en reprenant 0,75 % contre l’euro, à 1,0690/95, et en gagnant près de deux yens contre la devise japonaise, à 106,98/107,03 yens. Les télécommunications en vedettes Les valeurs européennes étaient tirées à la hausse par les technologiques, les constructeurs automobiles et les minières, tandis que le reflux des prix du brut affectait les pétrolières. Particulièrement en vue, le compartiment des télécommunications bénéficiait de la volonté affichée par MCI WorldCom de créer un géant des télécommunications en réalisant l’acquisition de Sprint. À 129 milliards de dollars, cette OPA serait de loin la plus forte jamais réalisée. À Paris, France Télécom progressait de 3,69 % à 84,25 euros. La société détient 10 % de Sprint et 6 % de sa filiale mobile Sprint PCS qui lui donnent droit à 10 % des droits de vote. Elle a déclaré envisager de céder ses parts dans Sprint et évalué à 46 milliards de FF sa plus-value avant impôts. Le titre a été également dopé par l’annonce par le groupe qu’il souhaite racheter l’opérateur allemand de téléphonie mobile E-Plus. Deutsche Telekom, qui détient lui aussi 10 % de Sprint, gagnait de son côté, 0,6 euro à 39,83. Dans le même secteur, Equant réalisait la plus forte hausse du CAC-40 avec un bond de 6,41 % à 82,20 euros, stimulé par l’attente d’une offre soit de Deutsche Telekom, soit de France Télécom dans le sillage de l’accord MCI/Sprint. À l’automobile, DaimerChrysler progressait de 3,55 % à la faveur de rumeurs – que le groupe a refusé de commenter, mais que l’État du Bade-Wurtemberg a démenti après la clôture – selon lesquelles son siège social pourrait être transféré de Stuttgart à Detroit dans l’espoir de séduire les investisseurs américains. Les minières et les aurifères bénéficiaient également de la vigueur actuelle du métal fin, négocié jusqu’à 338 dollars l’once à Londres avant de clôturer à 333. Billiton gagnait ainsi 5,50 % à 263,9p et Anglo-American 2,94 % à 3 541. Côté baisse, le recul des cours du brut (le Brent cédait 23 cents à $22,75 par baril) pesait sur les pétrolières. Elf Aquitaine cédait ainsi 4,32 %, Royal Dutch 1,63 %, BP Amoco 3,46 % et Repsol 1,79 %. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a terminé en légère hausse de 0,1 % mardi, le marché restant prudent en attendant une réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a progressé de 20,44 points pour clôturer à 17 784,15 points, avec un pic à 17 985,47 points au cours de la matinée. L’indice Topix élargi a terminé en baisse de 5,92 points, à 1 510,06 points. Le volume des transactions a été de 452 millions de titres, contre 434,2 millions la veille. La hausse a été forte en début d’échanges, dans la foulée des gains de Wall Street la veille, mais un climat d’attentisme a prévalu avant la réunion du comité de politique monétaire de la Fed, a déclaré Hiroichi Nishi, de Nikko Securities. Des prises de bénéfices ont ensuite empêché le Nikkei de franchir la barre des 18 000 points, a analysé M. Nishi. «Comme le yen a été plus stable ces derniers temps, il n’y a pas de raison de jouer à la baisse», a estimé pour sa part Nobuyuki Nagamori, de Naito Securities. À 17h00 (08h00 GMT), le dollar valait 106,58-61 yens, contre 106,09-13 yens à Tokyo la veille. Le Dow Jones a gagné 128,23 points (+1,3 %) pour terminer à 10 401,23 points lundi soir, les investisseurs semblant assurés que la Fed maintiendra ses taux inchangés lors de sa réunion mardi.
Le dollar n’a pas bougé hier à Beyrouth en raison de la poursuite de l’action stabilisatrice de la Banque du Liban (BDL) qui a neutralisé l’excès d’offre en cette monnaie dans un marché toujours réticent à la demande. En se portant ainsi acheteur du billet vert à 1 501,00 LL tout en le proposant à 1 514,00 LL, l’institut d’émission est parvenu à le faire maintenir, encore une fois, de l’ouverture à la clôture des échanges interbancaires au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans ce contexte, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL en l’absence de contreparties valables à l’achat en dehors d’elle-même à ce prix, indique-t-on de sources cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le...