En saison sèche, au Sénégal, des bandes de chimpanzés et de babouins creusent des trous dans le lit asséché de rivières, non pas pour trouver de l’eau mais pour la filtrer, selon des observations présentées à Paris lors du colloque annuel de la Société francophone de primatologie (SFDP). Certes, ont rappelé Amh Galat-Luong, éthologiste, et Gérard Galat, écologiste, qui ont effectué cette découverte lors de prospections menées de 1996 à 1999 dans le cadre d’une opération de l’Institut de recherche pour le développement (IRD, ex-Orstom, France), certains mammifères, comme les phacochères ou les antilopes, surcreusent le fond de mares pour prolonger l’accès à l’eau de boisson. Mais les deux espèces de primates observés dans le Parc national du Niokolo-Koba et dans la région voisine du Sénégal oriental semblent chercher autre chose. À la main – également à l’aide de bâtons pour les chimpanzés –, ils creusent des trous dans des zones de sable fin, généralement à un ou deux mètres de flaques d’eau croupie en voie d’assèchement auxquelles ils ne prêtent aucune attention. L’eau des trous creusés est claire et limpide, contrastant avec l’eau croupie des flaques naturelles. Les trous creusés par les singes peuvent se situer à côté de trous semblables creusés par les populations humaines locales venant puiser de l’eau potable dans la rivière. «Des analyses bactériologiques sont en cours, ont précisé les chercheurs, mais les examens préliminaires montrent que l’eau des flaques comporte des agents pathogènes caractéristiques d’eau putride croupie, impropre à la consommation, alors que ces germes sont absents de l’eau filtrée des trous creusés dans le sable. Chimpanzés et babouins boivent ainsi de l’eau filtrée, claire et limpide».
En saison sèche, au Sénégal, des bandes de chimpanzés et de babouins creusent des trous dans le lit asséché de rivières, non pas pour trouver de l’eau mais pour la filtrer, selon des observations présentées à Paris lors du colloque annuel de la Société francophone de primatologie (SFDP). Certes, ont rappelé Amh Galat-Luong, éthologiste, et Gérard Galat, écologiste, qui ont effectué cette découverte lors de prospections menées de 1996 à 1999 dans le cadre d’une opération de l’Institut de recherche pour le développement (IRD, ex-Orstom, France), certains mammifères, comme les phacochères ou les antilopes, surcreusent le fond de mares pour prolonger l’accès à l’eau de boisson. Mais les deux espèces de primates observés dans le Parc national du Niokolo-Koba et dans la région voisine du Sénégal...
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