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Actualités - Conferences Internationales

Pistes tous azimuts pour protéger les créateurs sur Internet

Ministres, éditeurs, maisons de productions, musées, experts en cybersurveillance, juristes, hommes d’affaires ont proposé pendant trois jours à Genève des pistes tous azimuts pour protéger les droits des créateurs de plus en plus malmenés par l’essor du commerce électronique. Tous ont rendu hommage au rôle de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), dont le siège est à Genève et qui était à l’origine de cette conférence, la première du genre. Tous les intervenants sont convenus de la nécessité d’harmoniser les législations nationales afin de mieux lutter contre le piratage. Certains ont réclamé des sanctions plus sévères face aux pilleurs d’œuvres littéraires, musicales ou peintures sur le Net. Selon un expert italien, Leonardo Chiariglione, le piratage, très important dans le domaine de la musique actuellement, concernera aussi la vidéo dans le futur. «MP3, par exemple, a-t-il expliqué, est une norme de codage de l’audio, approuvée en 1992, et actuellement utilisée par des millions de personnes, pour prendre de la musique sur un CD, la compresser sur un PC, la distribuer à ses copains, la mettre sur des sites Web que les gens peuvent télécharger. Ce qui existe dans le domaine musical sera vrai pour la vidéo aussi, même si c’est long pour telécharger, ça va arriver», a-t-il prédit. Les musées aussi Les musées qui mettent leurs collections sur le Web, sont également concernés par ce pillage. «Il n’y a pas actuellement de défense de la propriété intellectuelle pour les musées on line, et cette défense doit être organisée de façon agressive», a estimé le directeur du musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg, Mikhaïl Borisovitch Piotrovski. «Certains musées, a-t-il expliqué, s’en sortent en mettant peu d’images ou des collections de moindre intérêt sur leur site, mais ce n’est pas le but premier d’un musée, qui est de rendre accessible les plus belles pièces au plus grand nombre». Pour lutter contre le piratage, l’Hermitage a adopté la technique des watermarks, une marque de reconnaissance inscrite en filigrane sur le produit placé sur le Net, que l’utilisateur ne peut pas voir, mais qui permet de retrouver sa trace. L’utilisation de technologies de pointe de cryptage ou de signatures numériques pour authentifier le contenu d’un produit, pour retrouver les copies qui sont autorisées ou non et pour rendre l’information confidentielle, c’est-à-dire uniquement pour les utilisateurs en règle, a été l’autre aspect de cette conférence. Selon Michael Baum, expert de VeriSign, une société spécialisée, les «signatures numériques» permettent à la fois à l’utilisateur d’être sûr que le message vient bien de celui qui en est le créateur originel, et qu’il n’a pas été modifié pendant la transmission. Elles limitent également l’utilisation du produit à celui à qui il est destiné. M. Chiariglione a exposé pour sa part le procédé Secure Digital Music Initiative (SDMI), utilisé par certaines maisons de disques: «On met une enveloppe sur le contenu et si vous achetez le contenu dans l’enveloppe, on vous donne une clef et vous pouvez utiliser ce contenu. Sans clef, vous ne pouvez pas l’utiliser».
Ministres, éditeurs, maisons de productions, musées, experts en cybersurveillance, juristes, hommes d’affaires ont proposé pendant trois jours à Genève des pistes tous azimuts pour protéger les droits des créateurs de plus en plus malmenés par l’essor du commerce électronique. Tous ont rendu hommage au rôle de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), dont le siège est à Genève et qui était à l’origine de cette conférence, la première du genre. Tous les intervenants sont convenus de la nécessité d’harmoniser les législations nationales afin de mieux lutter contre le piratage. Certains ont réclamé des sanctions plus sévères face aux pilleurs d’œuvres littéraires, musicales ou peintures sur le Net. Selon un expert italien, Leonardo Chiariglione, le piratage, très important...