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Actualités - Chronologie

Kenneth Starr ne regrette rien

Le procureur indépendant américain Kenneth Starr a affirmé hier n’éprouver aucun regret concernant son enquête implacable de cinq ans sur le président Bill Clinton, malgré les accusations de vendetta personnelle dont il fait l’objet. «Cela a été une rude épreuve pour le pays mais c’était nécessaire au vu des informations (en ma possession) indiquant qu’il pouvait y avoir des délits graves», a-t-il dit dans une interview à la BBC-radio. «Il était important pour les fondements de la société (américaine) que nous prenions au sérieux les soupçons de délits contre une personnalité de premier plan et établissions les faits», a ajouté le magistrat. Le procureur indépendant, qui continue à enquêter sur les Clinton malgré la fin du scandale Lewinsky, n’a pas ménagé ses critiques à l’égard du président. «Il avait le devoir de respecter la loi et de se comporter de manière honorable» dans le cadre du dossier Paula Jones, une enquête sur des soupçons de harcèlement sexuel dans l’Arkansas qui avait débouché sur l’affaire Monica Lewinsky, a-t-il dit. «Malheureusement pour nous tous, pour le pays, il n’a pas été à la hauteur de ces critères» en mentant sur sa relation avec la stagiaire de la Maison-Blanche. Le procureur indépendant a nié avoir mené une croisade personnelle contre Bill Clinton, nourrie par ses convictions politiques et religieuses, comme l’en ont accusé les proches du président. Kenneth Starr a néanmoins reconnu que l’affaire Monica Lewinsky n’aurait sans doute pas dû lui être confiée à l’origine, dans la mesure où il était déjà en charge des investigations contre le couple Clinton dans le dossier Whitewater, une affaire de spéculation immobilière dans l’Arkansas. «Je suis d’accord pour dire, avec le recul, qu’il aurait été préférable que le cas (Lewinsky) soit instruit par quelqu’un d’autre», a-t-il confié. Concession surprenante, il a admis que le procureur indépendant, tel que conçu aux États-Unis dans la foulée du scandale du Watergate, disposait de trop de pouvoirs.
Le procureur indépendant américain Kenneth Starr a affirmé hier n’éprouver aucun regret concernant son enquête implacable de cinq ans sur le président Bill Clinton, malgré les accusations de vendetta personnelle dont il fait l’objet. «Cela a été une rude épreuve pour le pays mais c’était nécessaire au vu des informations (en ma possession) indiquant qu’il pouvait y avoir des délits graves», a-t-il dit dans une interview à la BBC-radio. «Il était important pour les fondements de la société (américaine) que nous prenions au sérieux les soupçons de délits contre une personnalité de premier plan et établissions les faits», a ajouté le magistrat. Le procureur indépendant, qui continue à enquêter sur les Clinton malgré la fin du scandale Lewinsky, n’a pas ménagé ses critiques à l’égard du...