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Actualités - Chronologie

Erick Zonca assomme le festival

Ovationné à Cannes pour La vie rêvée des anges, le réalisateur français Erick Zonca a assommé San Sebastian avec Le petit voleur, portrait très cru d’un adolescent qui dégringole dans la violence et la délinquance. Sans doute le film le plus dur et le plus violent depuis le début de ce festival. Visages tuméfiés, giclées d’hémoglobine, viol : pendant 65 minutes, la caméra du réalisateur français n’épargne rien de cette descente en enfer, dans le sillage du visage fermé de Nicolas Duvauchelle. Une crudité d’autant plus éprouvante que le film d’Erick Zonca, projeté à San Sebastian dans le cadre de la section Zabaltegi (zone ouverte), n’offre jamais la moindre parenthèse de répit. Ce moyen métrage est d’autant plus étonnant qu’il a été produit pour la télévision, à l’initiative de la chaîne culturelle Arte. Le réalisateur ne cherche pas à enjoliver ses images. Ici, les corps sont blafards, le sexe est violent et l’amour inexistant. Les décors sont filmés sans aucune volonté esthétique. Devant la caméra de Zonca, les quartiers nords de Marseille, les quartiers défavorisés, n’ont rien de poétique. Osé visuellement, Le petit voleur est peut-être encore plus provocateur par ses dialogues, crus et sans tabou. Hyperréaliste, ce film a été tourné avec de nombreux acteurs non professionnels. «Erick a trouvé Nicolas Duvauchelle dans une salle de boxe, et beaucoup d’autres personnages étaient vraiment des petits caïds marseillais», explique Jacques Le Glou, distributeur du film. Impressionnant directeur et découvreur d’acteurs, Erick Zonca avait presque «inventé» Natacha Régnier, couronnée au festival de Cannes en 1998, avec Elodie Bouchez, pour son interprétation dans La vie rêvée des anges. Il récidive aujourd’hui avec Le petit voleur.
Ovationné à Cannes pour La vie rêvée des anges, le réalisateur français Erick Zonca a assommé San Sebastian avec Le petit voleur, portrait très cru d’un adolescent qui dégringole dans la violence et la délinquance. Sans doute le film le plus dur et le plus violent depuis le début de ce festival. Visages tuméfiés, giclées d’hémoglobine, viol : pendant 65 minutes, la caméra du réalisateur français n’épargne rien de cette descente en enfer, dans le sillage du visage fermé de Nicolas Duvauchelle. Une crudité d’autant plus éprouvante que le film d’Erick Zonca, projeté à San Sebastian dans le cadre de la section Zabaltegi (zone ouverte), n’offre jamais la moindre parenthèse de répit. Ce moyen métrage est d’autant plus étonnant qu’il a été produit pour la télévision, à l’initiative de la...