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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Vuelta Laiseka flambe, Ullrich flanche

L’Allemand s’est tour à tour montré fringant puis défaillant mais la mésentente de ses rivaux ainsi que des portions bienvenues de replat lui ont permis de sauver l’essentiel. Il a ainsi concédé 18 secondes sur son dauphin Igor Gonzalez Galdeano qui a lui perdu une des dernières occasions de prendre le pouvoir, tout comme Roberto Heras, troisième au général. Jose Maria Jimenez, quatrième, a été le seul à véritablement attaquer le leader et il a été récompensé d’une troisième place d’étape à vingt secondes du vainqueur. L’Espagnol de la Banesto, qui a bénéficié du travail remarquable de ses équipiers dont Alex Zulle dans les 25 derniers kilomètres, a brigué la deuxième place derrière Laiseka mais une fusée nommée Frank Vandenbroucke lui est passée devant dans le finale. Le champion belge, vainqueur de la 16e étape mardi, confirme son regain de forme à un mois des Mondiaux sur route. Il est arrivé avec 17 secondes de retard sur Laiseka. Le coureur d’Euskadi âgé de trente ans remporte sa première grande victoire mais aussi offre à son équipe basque son premier succès dans la Vuelta. Il a été le premier à attaquer dans les 13 km de l’ultime ascension de l’Alto de Abantos où tout s’est joué. Jusqu’alors, deux échappés, l’Espagnol Mikel Zarrabeita (ONCE) et le Russe Sergueï Smetanine (Vitalicio) avaient tenté leur chance. Mais sous l’impulsion des Banesto, les deux hommes ont été repris au pied du col de première catégorie où Zulle a pris bravement l’initiative avec Ullrich sur ses talons. Le gros travail du Suisse a fait des dégâts et seuls dix coureurs dont tous les leaders ainsi que Vandenbroucke sont parvenus à suivre son rythme. Parmi eux, le maillot d’or semblait bien contrôler la concurrence jusqu’à une énorme défaillance qui l’a planté seul en queue de groupe. Laiseka, 18e au général, en a profité pour s’envoler. À six kilomètres du sommet, sur un replat, Ullrich a réussi à recoller au groupe mais paraissait mal en point. Il n’a pu réagir à une nouvelle attaque concertée dans les trois derniers kilomètres d’ascension. À deux kilomètres du but, Galdeano, 2e au général, Heras, 3e, et Jimenez, 4e, accompagnés de Vandenbroucke, ont enfin insisté pour tenter de le distancer définitivement. Mais seuls Jimenez et VdB ont joué le coup jusqu’au bout, Ullrich parvenant à résister aux autres pour préserver un mince avantage avant les trois dernières étapes. Ullrich perd une bataille, mais pas la guerre L’Allemand (Telekom) conserve cependant sa place de leader mais concède une vingtaine de secondes à son dauphin, l’Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano, lors de cette dernière arrivée en altitude de la Vuelta. À trois jours de l’arrivée à Madrid, le vainqueur du Tour de France 97 ne compte plus qu’une trentaine de secondes d’avance sur Gonzalez de Galdeano, la révélation de ce Tour d’Espagne. Il a cependant limité les dégâts en terminant à 55 secondes de Laiseka, tandis que son rival finissait à 36 secondes. «Rien n’est encore joué», a-t-il affirmé, tout en reconnaissant qu’il avait perdu sa forme en montagne par rapport à sa victoire au Tour de France 1997. Le coureur de Rostock reste cependant le favori, de l’aveu même de Gonzalez de Galdeano : «La différence (à l’arrivée de l’étape) n’est pas significative. Ullrich a prouvé qu’il était un grand champion et il a encore une étape en sa faveur, le contre-la-montre», samedi, à Avila. Aujourd’hui, la 19e étape présentera encore un profil montagneux sur 184,6 km entre San Lorenzo de l’Escorial et Avila. Ullrich devra de nouveau lutter contre les embuscades des Espagnols dans les deux derniers grands cols de l’épreuve.
L’Allemand s’est tour à tour montré fringant puis défaillant mais la mésentente de ses rivaux ainsi que des portions bienvenues de replat lui ont permis de sauver l’essentiel. Il a ainsi concédé 18 secondes sur son dauphin Igor Gonzalez Galdeano qui a lui perdu une des dernières occasions de prendre le pouvoir, tout comme Roberto Heras, troisième au général. Jose Maria Jimenez, quatrième, a été le seul à véritablement attaquer le leader et il a été récompensé d’une troisième place d’étape à vingt secondes du vainqueur. L’Espagnol de la Banesto, qui a bénéficié du travail remarquable de ses équipiers dont Alex Zulle dans les 25 derniers kilomètres, a brigué la deuxième place derrière Laiseka mais une fusée nommée Frank Vandenbroucke lui est passée devant dans le finale. Le champion belge,...