Les Égyptiens utilisaient de multiples fards, savaient en synthétiser les composants et maîtrisaient les textures, conclut une étude réalisée par le Laboratoire de recherche des musées de France et une importante société de cosmétiques, présentée mardi à Paris. Quarante-neuf petits pots à fards conservés par le département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, à Paris, ont ainsi fait l’objet d’analyses très sophistiquées, employant un arsenal de techniques associées pour la première fois à cette occasion. L’analyse des minéraux et des matières grasses contenus dans ces fards à paupières a notamment démontré la présence de composés de plomb inexistants à l’état naturel, prouvant que les Égyptiens étaient des experts en chimie. Si hommes, femmes et enfants se maquillaient, les fards étaient également recommandés pour leurs vertus thérapeutiques, afin de soigner les maladies des yeux, comme le confirment certains papyrus médicaux. Des prescriptions qui s’expliquent par les conditions climatiques de l’Égypte, notamment en période de crue du Nil. Mais les riches Égyptiens, pharaons et dignitaires, utilisaient des produits «4 étoiles», avec des composants de qualité supérieure, une mention qui figurait sur le pot à fards. Cette étude a nécessité près de trois ans de travail. Elle doit se poursuivre avec des recherches sur d’autres produits, tels que le rouge à lèvres, les onguents et les produits pour le teint.
Les Égyptiens utilisaient de multiples fards, savaient en synthétiser les composants et maîtrisaient les textures, conclut une étude réalisée par le Laboratoire de recherche des musées de France et une importante société de cosmétiques, présentée mardi à Paris. Quarante-neuf petits pots à fards conservés par le département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre, à Paris, ont ainsi fait l’objet d’analyses très sophistiquées, employant un arsenal de techniques associées pour la première fois à cette occasion. L’analyse des minéraux et des matières grasses contenus dans ces fards à paupières a notamment démontré la présence de composés de plomb inexistants à l’état naturel, prouvant que les Égyptiens étaient des experts en chimie. Si hommes, femmes et enfants se maquillaient, les fards...
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