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Actualités - Chronologie

Une île à l'intersection de deux plaques tectoniques

Taïwan se situe à l’intersection de deux plaques tectoniques, la plaque océanique philippine et la plaque eurasiatique qui, en se heurtant, provoquent régulièrement sur l’île des séismes comme celui de lundi, ont expliqué hier des experts français. «Ce séisme n’a rien d’étonnant», a souligné Serge Lallemand, directeur de recherche au Centre national français de recherche scientifique (CNRS), «car Taïwan constitue un cas unique : un “nœud” où ces deux plaques se chevauchent dans les deux sens, d’où une forte activité sismique». «Au nord de Taïwan, la plaque océanique philippine plonge en dessous de l’immense plaque eurasiatique (qui comprend Taïwan, la Chine et l’Europe), alors qu’au sud de l’île, ces deux plaques se chevauchent en sens inverse», a ajouté Jean-Paul Montagner, directeur du laboratoire de sismologie de l’Institut de physique du globe de Paris (IPG). Selon Serge Lallemand, qui a mené récemment une campagne de recherches en mer dans la région, «la faille qui s’est rompue la nuit dernière se trouve exactement sous l’île, et l’épicentre du séisme se trouve sous les montagnes les plus élevées, qui culminent à 4 000 mètres». «L’épicentre se trouve dans des régions montagneuses peu peuplées, mais les îles très peuplées du détroit de Formose, à quelque 50 kilomètres de l’épicentre, ont été très touchées», a-t-il souligné, en rappelant qu’en 1986, l’île avait connu un séisme tout aussi violent (7,7 sur l’échelle de Richter) mais beaucoup moins meurtrier. Les sismologues ne voient pas de rapports entre le tremblement de terre de Taïwan et ceux qui ont secoué ces dernières semaines la Grèce et la Turquie. «Les séismes dépassant le niveau 7 sur l’échelle de Richter ne sont pas rares: il s’en produit environ un par mois, mais le plus souvent sous les océans et ils passent donc inaperçus. Statistiquement, la succession de deux gros séismes n’a donc rien d’exceptionnel. En revanche, il est plus rare qu’ils se produisent dans les zones habitées», a conclu Jean-Paul Montagner.
Taïwan se situe à l’intersection de deux plaques tectoniques, la plaque océanique philippine et la plaque eurasiatique qui, en se heurtant, provoquent régulièrement sur l’île des séismes comme celui de lundi, ont expliqué hier des experts français. «Ce séisme n’a rien d’étonnant», a souligné Serge Lallemand, directeur de recherche au Centre national français de recherche scientifique (CNRS), «car Taïwan constitue un cas unique : un “nœud” où ces deux plaques se chevauchent dans les deux sens, d’où une forte activité sismique». «Au nord de Taïwan, la plaque océanique philippine plonge en dessous de l’immense plaque eurasiatique (qui comprend Taïwan, la Chine et l’Europe), alors qu’au sud de l’île, ces deux plaques se chevauchent en sens inverse», a ajouté Jean-Paul Montagner, directeur...