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Actualités - Chronologie

Les gouvernements changent, la colonisation continue

Les gouvernements changent en Israël, les travaillistes succédant à la droite, mais la colonisation juive dans les territoires palestiniens continue de plus belle. Le Premier ministre travailliste Ehud Barak a donné encore jeudi un nouveau satisfecit aux colons en prenant l’un de ses représentants comme «conseiller à la colonisation». Celui-ci, Shilo Gal, 51 ans, un colon de l’implantation d’Élizar au sud de Jérusalem, est membre de la direction du Conseil des implantations juives en Cisjordanie. Cet organisme ultranationaliste a été à la pointe du combat contre les accords de Wye Plantation d’octobre 1998 et fait campagne contre tout retrait israélien de Cisjordanie. Mais avant même le scrutin de mai en Israël qui a vu l’élection des travaillistes, M. Gal avait appelé les colons à se distancer de la droite et l’extrême droite de crainte de se couper de l’opinion publique. «M. Barak commet une grave erreur en désignant un colon activiste à ce poste important, il introduit un véritable Cheval de Troie dans les centres de décision», a déclaré hier le porte-parole du mouvement pacifique israélien, la Paix maintenant, M. Mossi Raz. Mardi, M. Barak profitait déjà d’une visite à Maalé Adoumim, la principale colonie juive, pour promettre aux colons des blocs d’implantations qu’ils resteront sur place. Le Parti travailliste est favorable au maintien des blocs de colonies et envisage en revanche un démantèlement de colonies isolées, situées au cœur de la population palestinienne. Sur le terrain, les constructions se poursuivent à un rythme effréné dans les 144 colonies juives de peuplement officiellement établies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Depuis l’entrée en fonctions du gouvernement Barak au début du mois de juillet, le ministère de l’Habitat a lancé un «nombre record» d’appels d’offres pour la construction de logements destinés à des colons, selon la Paix maintenant. Ces appels d’offres concernent 2 604 logements destinés à des colons en Cisjordanie (hors Jérusalem-Est), alors qu’en moyenne annuelle 3 000 appels d’offres étaient lancés sous le gouvernement Netanyahu. Ces chiffres ne sont pas contestés par les autorités qui soulignent toutefois qu’elles mettent en application des plans adoptés par le gouvernement précédent de Benjamin Netanyahu. La construction continue en outre dans quelque 40 points de colonisation sauvage érigés en Cisjordanie, après les accords de Wye. Ces nouvelles colonies créées à l’instigation du gouvernement Netanyahu, ont entre-temps presque toutes reçu l’aval a posteriori du ministère de la Défense. Le gouvernement Barak a bien constitué une commission pour décider de leur avenir, mais «cette dernière ne s’est toujours pas réunie», a indiqué Mme Zahava Gal-On, présidente du groupe parlementaire du Meretz (gauche), le principal allié du Parti travailliste au pouvoir. «Nous demandons un gel de la colonisation et le démantèlement des colonies sauvages», a souligné la députée qui a cependant exclu que sa formation rompt avec les travaillistes sur ce point, du moins dans le contexte actuel. Depuis son accession au pouvoir début juillet, M. Barak a affirmé qu’il n’autoriserait pas la création de nouvelles colonies mais s’est refusé à geler celles existantes. Les Palestiniens estiment que la colonisation de leurs territoires par les Israéliens constitue le principal obstacle à la paix, en créant des faits accomplis.
Les gouvernements changent en Israël, les travaillistes succédant à la droite, mais la colonisation juive dans les territoires palestiniens continue de plus belle. Le Premier ministre travailliste Ehud Barak a donné encore jeudi un nouveau satisfecit aux colons en prenant l’un de ses représentants comme «conseiller à la colonisation». Celui-ci, Shilo Gal, 51 ans, un colon de l’implantation d’Élizar au sud de Jérusalem, est membre de la direction du Conseil des implantations juives en Cisjordanie. Cet organisme ultranationaliste a été à la pointe du combat contre les accords de Wye Plantation d’octobre 1998 et fait campagne contre tout retrait israélien de Cisjordanie. Mais avant même le scrutin de mai en Israël qui a vu l’élection des travaillistes, M. Gal avait appelé les colons à se distancer de la droite...