L’Allemand Jan Ullrich s’est emparé hier du maillot de leader de la Vuelta au sommet d’Arcalis, la petite station andorrane où il y a deux ans il avait pris le pouvoir dans le Tour de France. Contrairement à 1997, Ullrich a dû laisser la victoire dans cette douzième étape à l’Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano, qui s’est imposé en solitaire au terme d’un remarquable numéro de grimpeur. Cette deuxième journée dans les Pyrénées, avec une deuxième arrivée en côte, a signé le naufrage d’Abraham Olano qui démontre une nouvelle fois qu’il n’appartient pas à la catégorie des montagnards. Le coureur de la Once a terminé avec environ sept minutes de retard sur le héros du jour. Même s’il a franchi la ligne visiblement épuisé et à la remorque d’un petit groupe de poursuivants, Ullrich est le grand vainqueur de cette deuxième journée en altitude. D’abord, il démontre que la montée vers Arcalis lui réussit particulièrement bien. C’est sur les lacets larges et verdoyants d’Andorre qu’en 1997 il avait porté un coup fatal à tous ses adversaires du Tour de France. S’échappant seul dans les derniers kilomètres, il avait troqué son maillot de champion d’Allemagne pour celui de leader du Tour de France. Vendredi, le triomphe du Berlinois fut moins flagrant car il concède 1’02’’ à Gonzalez de Galdeano, mais il réussit à se débarrasser d’Olano et à contenir les ambitions du Russe Pavel Tonkov qui a passé la journée à ses côtés. En revanche, Ullrich s’est découvert un nouvel adversaire en la personne de Gonzalez de Galdeano. L’Espagnol, vainqueur surprise du prologue dans des conditions climatiques épouvantables à Murcie, a démontré qu’il était un grimpeur dangereux. Parti seul à 35 kilomètres du but dans l’ascension du Col de Montaup, troisième difficulté de la journée, le coureur de Vitaliscio n’a jamais faibli. Les contre-attaques de Roberto Heras et de Jose Maria Jimenez n’ont rien changé. Mieux, Gonzalez de Galdeano se hisse de la quatrième à la deuxième place au général. Il ne compte qu’une poignée de secondes de retard sur Ullrich. Reste à savoir comment il se comportera lors de la troisième et dernière étape de montagne avec une nouvelle arrivée en côte au Castellar Del Riu aujourd’hui. Ullrich fait un pas de géant vers Madrid Qui peut désormais battre Jan Ullrich? L’Allemand des Telekom a fait un grand pas vendredi vers la victoire finale dans le Tour d’Espagne cycliste, en prenant le maillot de leader après la 12e étape. Tout au long de la journée reine dans les Pyrénées, entre Sort et Ordino-Arcalis en Andorre (147,4 km), Ullrich a tiré profit de l’effondrement de l’ex-leader, l’Espagnol Abraham Olano (Once), arrivé à plus de huit minutes de Gonzalez de Galdeano. L’Allemand compte désormais 36 secondes d’avance sur Gonzalez de Galdeano, la révélation de la course, et 48 secondes sur le Russe Pavel Tonkov, vainqueur du Giro en 1996. Olano, à la peine dans les trois cols du jour, se retrouve neuvième à 5 min 43 sec d’Ullrich. Pour refaire son retard, le vainqueur sortant de la Vuelta peut déjà songer au contre-la-montre sur 46,5 km autour d’Avila, le 25 septembre, la veille de l’arrivée à Madrid. Ullrich est cependant un adversaire coriace au chrono : à Salamanque lors de la première épreuve du genre, il n’avait concédé que 57 secondes à Olano. En d’autres termes, l’Allemand, même s’il répète par prudence qu’il ne songe pas à la victoire finale, a pris une sérieuse option sur sa première Vuelta en se couvrant d’or à Ordino-Arcalis, là même où il avait enfilé son premier maillot jaune dans le Tour 97. Aujourd’hui, la 13e étape, la dernière dans les Pyrénées, emmènera le peloton d’Andorre au col de Castellar del Riu (149 km). L’arrivée est au sommet d’un col classé hors-catégorie. Olano a encore du souci à se faire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Allemand Jan Ullrich s’est emparé hier du maillot de leader de la Vuelta au sommet d’Arcalis, la petite station andorrane où il y a deux ans il avait pris le pouvoir dans le Tour de France. Contrairement à 1997, Ullrich a dû laisser la victoire dans cette douzième étape à l’Espagnol Igor Gonzalez de Galdeano, qui s’est imposé en solitaire au terme d’un remarquable numéro de grimpeur. Cette deuxième journée dans les Pyrénées, avec une deuxième arrivée en côte, a signé le naufrage d’Abraham Olano qui démontre une nouvelle fois qu’il n’appartient pas à la catégorie des montagnards. Le coureur de la Once a terminé avec environ sept minutes de retard sur le héros du jour. Même s’il a franchi la ligne visiblement épuisé et à la remorque d’un petit groupe de poursuivants, Ullrich est le...