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Actualités - Chronologie

Les cinq Grands discutent d'une suspension des sanctions

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu se sont réunis hier à Londres pour tenter de rapprocher leurs positions sur un allègement des sanctions commerciales contre l’Irak. Le Foreign Office accueillait à la mi-journée des hauts fonctionnaires (directeurs politiques) des ministères des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne). Selon le FO, l’objectif de la réunion est de discuter des «garanties» que l’Irak, soumis à un embargo des Nations unies, devrait fournir pour obtenir une «suspension des sanctions». Parmi ces garanties figurerait l’acceptation d’une nouvelle commission chargée de surveiller son désarmement, a précisé le porte-parole ainsi que des sources diplomatiques françaises. Le FO n’a pas exclu des discussion sur un calendrier de suspensions des sanctions. Si les discussions progressent suffisamment, les ministres des Affaires étrangères des cinq pays pourraient à leur tour se réunir la semaine prochaine à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, a précisé le porte-parole. Tous les inspecteurs en désarmement de l’ancienne commission de l’Onu chargée de vérifier la destruction des armes de destruction massive de l’Irak, l’Unscom, ont quitté l’Irak en décembre dernier à la veille des frappes américaines et britanniques. Bagdad refuse de laisser revenir l’Unscom tant que les sanctions qui lui sont imposées depuis 1990 ne seront pas levées. À la fin juin, des experts de l’Onu étaient retournés en Irak, avec son accord, mais ils n’appartenaient pas à l’Unscom. Le porte-parole de l’Onu, Fred Eckhard, avait alors expliqué que l’envoi d’experts devait être négocié avec l’Irak qui était un pays souverain. Certains pays ont suggéré l’envoi d’experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques basée à La Haye. Le Conseil de sécurité, profondément divisé, discutait jusqu’à présent de projets de résolution concurrents sur l’avenir de l’Irak. Les États-Unis soutenaient un projet britannique qui propose de suspendre, par période de 120 jours renouvelables, le seul embargo frappant les exportations si Bagdad satisfait à des exigences fondamentales sur son désarmement. La France prône quant à elle la suspension, pour 100 jours renouvelables, des sanctions quand un nouveau régime de surveillance de l’armement irakien sera opérationnel, mais assortie d’un contrôle étroit des finances irakiennes. Un projet russe recommande de son côté une suspension des sanctions de facto illimitée et sans le garde-fou financier. En début de semaine, la presse officielle irakienne avait estimé que la convocation de la réunion de Londres traduisait l’isolement des États-Unis qui continuent, avec les Britanniques, à mener des raids quasi quotidiens sur l’Irak.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu se sont réunis hier à Londres pour tenter de rapprocher leurs positions sur un allègement des sanctions commerciales contre l’Irak. Le Foreign Office accueillait à la mi-journée des hauts fonctionnaires (directeurs politiques) des ministères des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne). Selon le FO, l’objectif de la réunion est de discuter des «garanties» que l’Irak, soumis à un embargo des Nations unies, devrait fournir pour obtenir une «suspension des sanctions». Parmi ces garanties figurerait l’acceptation d’une nouvelle commission chargée de surveiller son désarmement, a précisé le porte-parole ainsi que des sources diplomatiques françaises. Le FO n’a...