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Actualités - Chronologie

Les USA luttent contre la corruption .. en Russie

L’administration Clinton est depuis longtemps au fait du problème de la corruption en Russie et s’emploie résolument à le combattre, a déclaré lundi le secrétaire d’État adjoint américain Steve Talbott. Talbott a aussi estimé que la Russie pouvait surmonter ce fléau – dont le président Bill Clinton a dit qu’il risquait de «dévorer le cœur de la société russe» – en persévérant dans la voie de la démocratie. «Ceux d’entre nous qui travaillent sur la Russie et les nouveaux États indépendants savent depuis le début que la criminalité et la corruption sont un problème énorme, très préjudiciable et même dangereux», a-t-il dit. Bien que les affaires de corruption russes fassent aujourd’hui les grands titres, Washington tente depuis des années de s’y opposer en imposant des conditions au déblocage de fonds américains et internationaux, en favorisant la transparence, le respect du droit et une manière plus efficace de percevoir les impôts, a poursuivi Talbott. En outre, a-t-il noté, la commission mixte supervisée par le vice-président Al Gore et les Premiers ministres russes successifs dispose d’une unité vouée à la lutte contre le crime et la corruption précisément «parce que nous connaissons ce problème et tenons à y faire face». Talbott, artisan-clé de la politique russe de Washington, défend l’attitude de son gouvernement face à une vague de critiques suscitées par des allégations faisant état du blanchiment de milliards de dollars de fonds russes via la Bank of New York. Problème pas seulement russe Ces accusations, sur lesquelles enquêtent les autorités américaines et britanniques, font dire à certains que les États-Unis ont «perdu» la Russie et accordé une confiance excessive au président Boris Eltsine, qui a démenti toute implication dans les affaires incriminées. Talbott a refusé d’évoquer l’enquête dans le détail, mais il a rejeté l’idée que les États-Unis soient en train de «perdre» la Russie: «Cette question me paraît profondément stupide». «Personne n’a perdu la Russie. La Russie est toujours là. Les Russes s’emploient à déterminer quel pays ils seront au prochain siècle, a-t-il dit. Nous exerçons une certaine influence là-dessus. Peut-être pas décisive, mais certainement pas négligeable». Talbott a également fait valoir que «la Russie surmontera cela (la corruption) par la démocratie». Si les prochaines élections présidentielle et législatives «se déroulent comme prévu et restent libres et équitables, le peuple russe aura une chance avec le temps de modifier le type et les priorités de leurs dirigeants en mettant l’accent sur la lutte contre la corruption», a-t-il dit. Sinon, «le peuple russe sera perdant». La corruption était endémique dans l’ancien système soviétique, aussi le problème «n’a-t-il pas commencé avec l’avènement de la démocratie en Russie», a-t-il dit. «On commettrait une grande erreur en considérant cela comme un problème exclusivement russe», a ajouté Talbott en notant que le phénomène s’observait dans l’ensemble du monde post-communiste et dans d’autres régions du monde où ont lieu des transitions politiques, comme l’Afrique. Talbott s’est refusé à dire si les États-Unis préconiseraient une suspension de l’aide financière à la Russie pour des faits de corruption. Mais il a indiqué que l’administration Clinton continuerait de favoriser «de véritables réformes et des transformations allant dans le bon sens en Russie» par l’intermédiaire du FMI et d’autres institutions.
L’administration Clinton est depuis longtemps au fait du problème de la corruption en Russie et s’emploie résolument à le combattre, a déclaré lundi le secrétaire d’État adjoint américain Steve Talbott. Talbott a aussi estimé que la Russie pouvait surmonter ce fléau – dont le président Bill Clinton a dit qu’il risquait de «dévorer le cœur de la société russe» – en persévérant dans la voie de la démocratie. «Ceux d’entre nous qui travaillent sur la Russie et les nouveaux États indépendants savent depuis le début que la criminalité et la corruption sont un problème énorme, très préjudiciable et même dangereux», a-t-il dit. Bien que les affaires de corruption russes fassent aujourd’hui les grands titres, Washington tente depuis des années de s’y opposer en imposant des conditions au...