Près de 60.000 personnes dans des abris provisoires en Grèce
le 14 septembre 1999 à 00h00
Près de 60 000 personnes étaient contraintes hier de vivre sous des tentes dans la région du nord d’Athènes à la suite du violent séisme qui a fait 122 morts selon un bilan provisoire, a indiqué le ministère grec de l’Intérieur. Le département de la Protection civile du ministère de l’Intérieur, qui coordonne l’aide gouvernementale aux sinistrés du séisme, a jusqu’ici distribué 20 000 tentes et 250 toilettes chimiques dans la commune de Ménidi et les localités voisines. «Des dizaines de milliers de citoyens ont déclaré qu’ils étaient sans toit», a affirmé lundi le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Reppas, en ajoutant que la situation reste encore «critique et délicate» et que les problèmes «ne sont pas surmontés». «Des difficultés surgissent chaque jour, mais nous les surmontons», a déclaré de son côté le Premier ministre Costas Simitis. De nombreuses victimes s’étant plaintes de n’avoir pu encore toucher la subvention promise de 200 000 GRD par foyer (plus de 600 euros), M. Simitis a attribué ces retards à «des difficultés bureaucratiques». À part les campements de tentes, le gouvernement grec a mis à la disposition des sans-logis des hôtels et des bateaux de croisière ainsi que des maisons préfabriquées, a indiqué M. Reppas. Mais les sinistrés répugnent à ces solutions, préférant rester tout près de leur domicile détruit ou inhabitable. Près de la moitié de 55 000 bâtiments contrôlés jusqu’ici sont inhabitables, selon M. Reppas. 1 300 ingénieurs civils sont affectés à ces inspections, a-t-il dit. Une brutale hausse des loyers des appartements ayant été observée dans la capitale à la suite du séisme, le porte-parole a assuré que la spéculation «sera sanctionnée très sévèrement». Des mesures complémentaires et plus sévères seront prises pour les immeubles nouvellement construits. «Une étude sur la sismicité du sol et une autre assurant que les habitations seront sûres seront effectuées», a-t-il ajouté. Le Premier ministre a d’autre part annoncé le dépôt d’un projet de loi rendant obligatoire l’assurance contre le risque sismique. Selon la presse, un dixième des Grecs seulement est assuré contre les tremblements de terre. La plupart sont donc obligés de s’en remettre à l’aide de l’État, qui ne suffira pas à couvrir, loin s’en faut, tout le préjudice subi.
Près de 60 000 personnes étaient contraintes hier de vivre sous des tentes dans la région du nord d’Athènes à la suite du violent séisme qui a fait 122 morts selon un bilan provisoire, a indiqué le ministère grec de l’Intérieur. Le département de la Protection civile du ministère de l’Intérieur, qui coordonne l’aide gouvernementale aux sinistrés du séisme, a jusqu’ici distribué 20 000 tentes et 250 toilettes chimiques dans la commune de Ménidi et les localités voisines. «Des dizaines de milliers de citoyens ont déclaré qu’ils étaient sans toit», a affirmé lundi le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Reppas, en ajoutant que la situation reste encore «critique et délicate» et que les problèmes «ne sont pas surmontés». «Des difficultés surgissent chaque jour, mais nous les surmontons»,...
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