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Actualités - Chronologie

Les principaux dossiers des négociations

Israéliens et Palestiniens devaient entamer lundi soir les négociations sur le statut final des territoires palestiniens qui doivent en principe aboutir à un accord d’ici à un an. Ces négociations porteront, dans un premier temps, sur la mise au point d’ici à cinq mois d’un accord-cadre pour déterminer les contours et les grands principes d’un règlement final, conformément au calendrier fixé par l’accord de Charm el-Cheikh signé le 5 septembre. Voici les six principaux problèmes qui seront au centre des négociations : 1) La création d’un éventuel État palestinien et ses pouvoirs : Le Premier ministre israélien Ehud Barak a déclaré en juillet qu’un État palestinien «existait de facto». Selon des informations non confirmées, il envisagerait même d’offrir aux Palestiniens de reconnaître un tel État lors des négociations sur le statut final. Mais les Israéliens ont d’ores et déjà averti qu’un État palestinien devrait être démilitarisé et qu’aucune armée étrangère ne pourrait être déployée à l’ouest du Jourdain. De plus, les Palestiniens ne pourront pas s’équiper d’armes lourdes. 2) Le tracé des frontières de l’entité palestinienne : Les Palestiniens exigent l’application des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l’Onu, c’est-à-dire un retrait israélien des territoires occupés en 1967, y compris Jérusalem-Est. M. Barak a exclu un retour aux frontières d’Israël d’avant la guerre de juin 1967 et a affirmé qu’Israël ne restituerait pas la vallée du Jourdain. Il entend aussi annexer les zones où se trouvent regroupées les plus importantes colonies de peuplement de Cisjordanie, notamment autour de Jérusalem. À l’heure actuelle, l’Autorité palestinienne contrôle 36 % des territoires, chiffre qui passera à 40 % en janvier, à l’issue de l’application de l’accord de Charm el-Cheikh. Le tracé exact des frontières de la future entité palestinienne et sa superficie dépendront de l’étendue du troisième et ultime retrait militaire israélien prévu par les accords d’Oslo de 1993. Les négociations à ce sujet doivent également débuter lundi. 3) Le statut de Jérusalem : Israël a conquis Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, lors de la guerre des Six jours de 1967 et l’a ensuite annexée. L’État hébreu considère la ville comme sa capitale «une et indivisible» et affirme que cette position n’est pas négociable. L’Autorité palestinienne veut faire de Jérusalem-Est la capitale d’un État palestinien et affirme également que ce n’est pas négociable. 4) Le sort des réfugiés : Quelque trois millions de réfugiés palestiniens vivent dans les pays de la région. Certains ont été chassés du territoire qui devint en 1948 l’État d’Israël (plus de 700 000 Palestiniens sur 1,2 million avaient dû alors partir en exil), les autres ont fui la Cisjordanie lors de la guerre de juin 1967. 5) L’avenir des colonies de peuplement israéliennes : Barak affirme qu’Israël conservera des «blocs de colonies» de peuplement créées en Cisjordanie. 6) Le contrôle des ressources en eau : Israël se réserve 80 % des nappes phréatiques situées dans le sous-sol de la Cisjordanie. Les Palestiniens voudraient un partage plus équitable, notamment pour tenir compte de la croissance plus rapide de la population palestinienne et de la pénurie d’eau chronique dans de nombreuses régions de Cisjordanie durant l’été.
Israéliens et Palestiniens devaient entamer lundi soir les négociations sur le statut final des territoires palestiniens qui doivent en principe aboutir à un accord d’ici à un an. Ces négociations porteront, dans un premier temps, sur la mise au point d’ici à cinq mois d’un accord-cadre pour déterminer les contours et les grands principes d’un règlement final, conformément au calendrier fixé par l’accord de Charm el-Cheikh signé le 5 septembre. Voici les six principaux problèmes qui seront au centre des négociations : 1) La création d’un éventuel État palestinien et ses pouvoirs : Le Premier ministre israélien Ehud Barak a déclaré en juillet qu’un État palestinien «existait de facto». Selon des informations non confirmées, il envisagerait même d’offrir aux Palestiniens de reconnaître un tel État...