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Actualités - Chronologie

Le retour du Kid

Le tennis masculin pouvait-il rêver mieux ? Voilà deux ans, Andre Agassi, son porte-drapeau le plus médiatique, était enterré, un peu vite... Dimanche, le joueur préféré du public a confirmé qu’il aimait le tennis, la vie et entamé une deuxième levée de ce Grand Chelem tronqué qui l’avait rappelé au souvenir de tous à Roland-Garros. «C’est incroyable. Le chemin a été long et c’est quelque chose dont je suis très fier», a résumé l’ex-kid de Las Vegas, bientôt trentenaire. «Cette année, j’ai tout simplement joué mon meilleur tennis dans les grandes occasions. C’est ce que tout le monde rêve de faire», a-t-il ajouté. «En arrivant à la finale, je me suis juste autorisé à apprécier ce moment de ma vie. Je me suis dit qu’il n’y avait rien de plus agréable sur cette terre que d’être en finale de l’US Open. C’est une chose qui n’arrive pas tous les jours». Sa victoire en cinq sets sur Todd Martin lui a certainement laissé le temps de repenser à l’époque où il s’était autorisé à plonger dans les tréfonds du classement ATP, à jouer, en modeste 141e mondial, des tournois où il n’y a même pas de ramasseurs de balles. «Je devais faire un choix, savoir si je voulais vraiment continuer le tennis ou arrêter. Choisir de continuer, c’était choisir le travail, beaucoup de travail», a-t-il expliqué. Le choix fut épineux sans doute, mais voilà l’Américain, à 29 ans, dans la meilleure forme de sa carrière, selon sa propre formule. Le travail entrepris en deux saisons a certainement porté ses fruits. En l’espace de quatre mois, Agassi a remporté Roland-Garros, atteint la finale de Wimbledon avant de s’imposer à Flushing Meadows, en s’appuyant à chaque fois sur une condition physique irréprochable et un mental inébranlable. L’effet Roland-Garros Depuis 1986 – c’était Ivan Lendl – personne n’avait disputé trois finales consécutives d’un tournoi du Grand Chelem, un exploit dont Agassi, il l’avoue, ne se sentait pas capable. Mais c’est justement parce qu’il a souffert pour en arriver là qu’Agassi est aujourd’hui un homme heureux. «Il y a quelque chose qui me dit que sans ces bas, les hauts que je traverse à présent ne seraient pas si hauts. C’est comme ça que je fonctionne», a-t-il expliqué. «Qui sait si j’aurais pu réussir encore mieux ? Mais j’ai encore du temps devant moi. J’ai vraiment le sentiment d’avoir les moyens de remporter d’autres titres», a-t-il ajouté. «Je ne sais pas s’il est possible de rattraper les occasions ratées. Tout ce qu’on peut faire est ne pas avoir de regrets, et c’est ce que je me suis efforcé de faire ces derniers temps», a-t-il dit. «Ce que j’ai raté pendant ces quelques années, je ne le retrouverai pas, mais c’est un vrai plaisir de pouvoir essayer à présent». «Chaque victoire dans un grand tournoi a quelque chose de spécial. Bien sûr, rien ne vaut la première fois. Mais chaque titre a sa particularité», a-t-il confié. «La dernière fois que j’ai gagné ici, l’émotion était plus forte, bien sûr», a-t-il rappelé à propos de son titre de 1994, où il avait triomphé à l’issue d’un de ses come-back qui ont jalonné sa carrrière. Mais pour lui, c’est vraiment la victoire à Roland-Garros, où il était devenu le premier homme à remporter les quatre tournois du Grand Chelem sur une surface différente, qui a tout déclenché. «C’est après Paris que j’ai retrouvé cet esprit de concentration et de confiance», a-t-il dit. L’époque du kid débraillé et un peu arrogant, aux cheveux longs et filasses, à l’avenir tout tracé, est bien révolue. Il en est le premier ravi. «Je suis passé de l’autre côté. Aussi je peux dire désormais que je suis fier de moi quand je quitte un court».
Le tennis masculin pouvait-il rêver mieux ? Voilà deux ans, Andre Agassi, son porte-drapeau le plus médiatique, était enterré, un peu vite... Dimanche, le joueur préféré du public a confirmé qu’il aimait le tennis, la vie et entamé une deuxième levée de ce Grand Chelem tronqué qui l’avait rappelé au souvenir de tous à Roland-Garros. «C’est incroyable. Le chemin a été long et c’est quelque chose dont je suis très fier», a résumé l’ex-kid de Las Vegas, bientôt trentenaire. «Cette année, j’ai tout simplement joué mon meilleur tennis dans les grandes occasions. C’est ce que tout le monde rêve de faire», a-t-il ajouté. «En arrivant à la finale, je me suis juste autorisé à apprécier ce moment de ma vie. Je me suis dit qu’il n’y avait rien de plus agréable sur cette terre que d’être en...