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Actualités - Chronologie

Les derniers feux avec Brad Pitt

À vingt-quatre heures de la clôture, la Mostra avait jeté ses derniers feux dans la fièvre avec Brad Pitt, l’un des «hommes les plus sexy» au monde, à l’affiche du violent et noir Fight Club de David Fincher, présenté en première mondiale au Lido. En revanche, Catherine Deneuve, la grande dame du cinéma français, s’est fait vainement attendre pour la projection de l’avant-dernier candidat au Lion d’or, Le vent de la nuit de Philippe Garrel, La star, couronnée l’an dernier pour son interprétation dans Place Vendôme, était absente de la conférence de presse donnée en début d’après-midi au Lido. Le jury présidé par Emir Kusturica, le réalisateur de Underground et Chat noir, chat blanc, s’était retiré pour délibérer dans l’île de Torcello, à l’écart des oreilles indiscrètes qui le disaient divisé. En attendant la fin du suspense, Brad Pitt, la star de Interview With a Vampire, Seven Years in Tibet, L’armée des douze singes, assailli par les caméras, les paparazzi et les chasseurs d’autographes, a volé la vedette aux films en compétition avec Fight Club, où il retrouve l’univers sombre et angoissant de David Fincher (Seven). Schizophrénie et violence sadomasochiste sont martelées pendant 135 minutes, sur fond de musique métallique des Dust Brothers, dans l’univers nocturne et pluvieux du film où l’homme résout sa crise de virilité très fin de siècle dans une autodestruction apocalyptique. Le narrateur, Edward Norton, insomniaque, aliéné par la société de consommation, trouve refuge dans les thérapies de groupe jusqu’au jour où il rencontre l’étrange et fascinant Tyler Durden (Brad Pitt) et crée avec lui un club de boxe où chacun se défoule à coups de poings sur l’autre jusqu’à épuisement. Les adeptes de ces sanglants rings clandestins forment une secte qui prend pour cible les symboles de la société de consommation. Le film, qui ne manque pas d’humour noir, est adapté d’un roman de Chuck Palahniuk qui traite de «l’émasculation de la civilisation occidentale». Appel au réveil Au moment où Washington s’inquiète de la violence au cinéma, Brad Pitt, David Fincher et Edward Norton ont dû faire face à un barrage de questions critiques à propos de ce Clockwork Orange version 99. «Nous vivons dans un monde violent et on ne peut pas l’ignorer. Ce film est une métaphore, un appel à se réveiller. Il ne faut pas prendre les choses au pied de la lettre», a déclaré la star. Loin de cet univers, Philippe Garrel (51 ans) suit dans Le vent de la nuit l’errance romantique et sombre de la grande bourgeoise Hélène (Catherine Deneuve), de son jeune amant Paul (Xavier Beauvois) et de l’architecte ex-soixante-huitard Serge (Daniel Duval). Entre Paris, Naples et Berlin, en Porsche rouge, le réalisateur de J’entends plus la guitare parle aussi de désespoir et d’illusions perdues sur la musique de John Cale. Le vent de la nuit, sorti en France en mars dernier, a reçu un accueil mitigé de la presse. C’est sur des tubes des années 70, que la Néo-Zélandaise Alison Maclean (née en 1958 au Canada), suit en Amérique une autre errance, le trip de l’illuminé Billy Crudup, alias Fuckhead dans Jesus’ Son, un titre tiré d’une chanson de Lou Reed. Au cours de ce voyage initiatique et psychédélique, sous substances rigoureusement interdites, Fuckhead l’angélique junkie croise toutes sortes d’extravagants personnages qui vont le mener à la rédemption.
À vingt-quatre heures de la clôture, la Mostra avait jeté ses derniers feux dans la fièvre avec Brad Pitt, l’un des «hommes les plus sexy» au monde, à l’affiche du violent et noir Fight Club de David Fincher, présenté en première mondiale au Lido. En revanche, Catherine Deneuve, la grande dame du cinéma français, s’est fait vainement attendre pour la projection de l’avant-dernier candidat au Lion d’or, Le vent de la nuit de Philippe Garrel, La star, couronnée l’an dernier pour son interprétation dans Place Vendôme, était absente de la conférence de presse donnée en début d’après-midi au Lido. Le jury présidé par Emir Kusturica, le réalisateur de Underground et Chat noir, chat blanc, s’était retiré pour délibérer dans l’île de Torcello, à l’écart des oreilles indiscrètes qui le disaient...