Après Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire, les actrices françaises sont encore à l’honneur cette année à Venise avec Nathalie Baye, la remarquable interprète d’Une liaison pornographique du Belge Frédéric Fonteyne. Émotions à fleur de peau, vibrante, sensible, Nathalie Baye, que l’on a vue ces derniers mois dans Vénus beauté (Institut) de Toni Marshall et dans Si je t’aime, prends garde à toi de Jeanne Labrune, est une actrice qui se bonifie de film en film, acceptant des rôles risqués, sinon culottés, où elle donne le meilleur d’elle-même. On l’a vue chez Bertrand Tavernier (Une semaine de vacances), François Truffaut (La nuit américaine, La chambre verte), Jean-Luc Godard (Sauve qui peut la vie, Détective), Maurice Pialat (La gueule ouverte), Bertrand Blier (Notre histoire) et plusieurs réalisatrices, Diane Kurys, Toni Marshall et Nicole Garcia. Dans Une liaison pornographique, elle se met au service d’un jeune réalisateur de 32 ans dont le scénario l’a séduite par son audace. «J’avais envie d’y aller, de me jeter dans le personnage, dit-elle. Je ne me suis pas économisée. Plus j’avance dans ce métier, plus j’ai envie de m’amuser, de me défouler». Le film de Frédéric Fonteyne n’a de «pornographique» que le titre et le spectateur amateur de X en sera pour ses frais car tout est laissé à son imaginaire. C’est l’histoire d’un homme et d’une femme, dont le spectateur ignore le nom et le passé. Elle a publié une petite annonce dans un journal spécialisé pour assouvir un fantasme, il (Sergi Lopez, Catalan de Barcelone, révélé par Western de Manuel Poirier) a répondu. La caméra s’arrête à la porte de la chambre d’hôtel. On ne saura jamais quel est ce fantasme. Mais l’attraction physique va déboucher sur d’autres sentiments et, là, la caméra entre et filme la scène d’amour où elle prend (littéralement) le dessus. L’originalité du scénario est de raconter cette liaison au passé, à travers les interviews réalisées par un inconnu invisible (journaliste d’un “talk show”?). Ce sont les souvenirs d’une belle histoire, vus par l’un et par l’autre, avec des variantes, des omissions, de la tendresse et de l’humour. «Ils atteignent toujours l’orgasme simultané dans les films, dit Nathalie Baye. Les scènes d’amour au cinéma, c’est ou la Bérézina ou le Nirvana, jamais entre les deux. Dans la vie, c’est souvent entre les deux!»
Après Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Sandrine Bonnaire, les actrices françaises sont encore à l’honneur cette année à Venise avec Nathalie Baye, la remarquable interprète d’Une liaison pornographique du Belge Frédéric Fonteyne. Émotions à fleur de peau, vibrante, sensible, Nathalie Baye, que l’on a vue ces derniers mois dans Vénus beauté (Institut) de Toni Marshall et dans Si je t’aime, prends garde à toi de Jeanne Labrune, est une actrice qui se bonifie de film en film, acceptant des rôles risqués, sinon culottés, où elle donne le meilleur d’elle-même. On l’a vue chez Bertrand Tavernier (Une semaine de vacances), François Truffaut (La nuit américaine, La chambre verte), Jean-Luc Godard (Sauve qui peut la vie, Détective), Maurice Pialat (La gueule ouverte), Bertrand Blier (Notre histoire) et...
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