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Actualités - Chronologie

Un parcours diversifié

Après avoir obtenu son bac à Beyrouth, Rania Stephan s’embarque pour l’Australie où elle suit pendant quatre années des études de cinéma. Puis, après une courte halte au Liban, elle repart pour la France où elle poursuit sa formation en audiovisuel. «Avec mes amis de classe, nous avons créé une coopérative pour faire de la vidéo», indique-t-elle. «C’est ainsi que j’ai découvert la vidéo qui est totalement différente du cinéma». Dès 1992, elle tourne son premier vidéo-art, La tribu, «hommage à ma tribu parisienne, à Marlène Dietrich et à la vidéo 8», dit-elle. Puis, l’année d’après, Phèdre, «une sorte de clip de trois minutes pour présenter un projet que je n’ai encore pas exécuté». Deux ans plus tard, Tentative de jalousie, adaptation d’un poème russe de Marina Tsvétaéva écrit en 1924. «Ce poème est le cri de douleur d’une femme abandonnée par son amant. J’ai tenté de recréer en vidéo la forme hachée du poème». Avec une bourse Unesco, elle tourne, en 1997, Baal et la mort, adaptation d’un texte mythologique cananéen vieux de 3 000 ans. Après Train-trains, Rania Stephan retourne à Paris pour préparer un documentaire, toujours en rapport avec le Liban. «La vidéo est un art que je continuerai à exercer, parallèlement à des projets plus académiques», affirme-t-elle. «J’aime ce moyen d’expression car c’est une façon rapide et dense de s’exprimer. Avec la vidéo, on est en contact direct avec le sujet». Rania Stephan remarque une évolution à travers les différents films qu’elle a signés : avec «Tribu, je parlais de mes amis ; Phèdre, c’est la passion et l’exil, Tentative…, c’est l’abandon. Au fur et à mesure, j’aborde plus ce qui me touche directement». L’image s’est imposée à Rania Stephan, «parce que j’ai du mal à m’exprimer avec des mots. L’image restitue ma pensée d’une manière plus juste». Il y a également la musique. «C’est un art qui me fascine», dit-elle. «J’apprends le bousouc et si je n’avais pas travaillé dans l’image j’aurais certainement choisi d’être dans la musique». Et elle ajoute, le plus sérieusement du monde, «je suis frustrée de n’avoir pas été chanteuse de rock». Au croisement de différents arts, de différents moyens d’expression, «en cela, je suis très libanaise», conclut-elle.
Après avoir obtenu son bac à Beyrouth, Rania Stephan s’embarque pour l’Australie où elle suit pendant quatre années des études de cinéma. Puis, après une courte halte au Liban, elle repart pour la France où elle poursuit sa formation en audiovisuel. «Avec mes amis de classe, nous avons créé une coopérative pour faire de la vidéo», indique-t-elle. «C’est ainsi que j’ai découvert la vidéo qui est totalement différente du cinéma». Dès 1992, elle tourne son premier vidéo-art, La tribu, «hommage à ma tribu parisienne, à Marlène Dietrich et à la vidéo 8», dit-elle. Puis, l’année d’après, Phèdre, «une sorte de clip de trois minutes pour présenter un projet que je n’ai encore pas exécuté». Deux ans plus tard, Tentative de jalousie, adaptation d’un poème russe de Marina Tsvétaéva écrit en...