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Actualités - Chronologie

Heil Bergman !

Dans un livre-entretien à paraître prochainement, le cinéaste suédois Ingmar Bergman reconnaît avoir été dans sa jeunesse un fervent admirateur d’Adolf Hitler, avant d’être confronté à l’horreur des camps. Lors de ses discussions avec l’écrivain Maria-Pia Boethius, dont le magazine Expressen publie cette semaine des extraits, le cinéaste, aujourd’hui âgé de 81 ans, explique avec franchise avoir été fasciné par la personnalité du Führer. Ayant grandi sous la forte influence de son père, un homme d’extrême-droite, Bergman déclare que le nazisme lui semblait à l’époque synonyme «de bonheur et de jeunesse». Il raconte qu’un été, son frère et certains de ses amis ont peint des croix gammées sur la maison de vacances d’un metteur en scène juif habitant près de chez eux. «Et moi, dans ma lâcheté de merde, je n’en ai pas soufflé mot». Il relate également un séjour en 1936 chez son correspondant allemand, dont la famille était totalement acquise à la cause nazie. Le point d’orgue de ce séjour fut un meeting présidé par Hitler à Weimar. «Il possédait un charisme incroyable, il électrisait les foules», se souvient Bergman. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le cinéaste suédois reçut comme un choc les révélations sur les camps d’extermination. «Au début, je ne voulais pas y croire, je pensais qu’il s’agissait de propagande de la part des Alliés. Mais lorsque la vérité a éclaté, cela fut un choc horrible pour moi. D’une façon brutale et violente, je fut soudain privé de mon innocence».
Dans un livre-entretien à paraître prochainement, le cinéaste suédois Ingmar Bergman reconnaît avoir été dans sa jeunesse un fervent admirateur d’Adolf Hitler, avant d’être confronté à l’horreur des camps. Lors de ses discussions avec l’écrivain Maria-Pia Boethius, dont le magazine Expressen publie cette semaine des extraits, le cinéaste, aujourd’hui âgé de 81 ans, explique avec franchise avoir été fasciné par la personnalité du Führer. Ayant grandi sous la forte influence de son père, un homme d’extrême-droite, Bergman déclare que le nazisme lui semblait à l’époque synonyme «de bonheur et de jeunesse». Il raconte qu’un été, son frère et certains de ses amis ont peint des croix gammées sur la maison de vacances d’un metteur en scène juif habitant près de chez eux. «Et moi, dans ma...