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Actualités - Chronologie

Djakarta menacé de graves conséquences financières

L’Indonésie est désormais menacée de «graves conséquences financières» par la communauté internationale si elle ne parvient pas à mettre un terme à la violence des milices anti-indépendantistes au Timor-Oriental. «Il y aura avec certitude des graves conséquences financières au cas où le gouvernement indonésien ferait preuve d’inefficacité, voire de complicité avec les milices actives en ce moment au Timor-Oriental», a affirmé le secrétaire américain à la Défense William Cohen. «La communauté internationale dispose de plusieurs leviers dans cette affaire», a-t-il ajouté devant des journalistes au Pentagone. Le conseiller pour la sécurité nationale du président Bill Clinton, Sandy Berger, a affirmé pour sa part que «la capacité de la communauté internationale à continuer d’aider économiquement l’Indonésie dépendra de la stabilité dans le pays». Le porte-parole du département d’État, James Rubin, a lui souligné que «la manière dont le gouvernement indonésien fait face aux défis au Timor-Oriental aura des implications sur la capacité de la communauté internationale à soutenir le programme économique indonésien». Le président français Jacques Chirac a également menacé l’Indonésie de «voir remise en cause l’aide financière internationale», si le gouvernement indonésien ne respectait pas ses engagements. Dans ce contexte, le Conseil de sécurité de l’Onu pourrait dans un premier temps, selon un diplomate occidental, accentuer ses pressions sur Djakarta en étudiant l’adoption de sanctions économiques et financières contre l’Indonésie. Le Fonds monétaire international (FMI), qui fournit d’importants crédits à l’Indonésie, a fait savoir à nouveau qu’il envisageait l’annulation d’une mission en Indonésie prévue initialement pour la mi-septembre. Le FMI va prendre une décision «dans les jours qui viennent», a affirmé un porte-parole. Cette mission devait précéder la prochaine tranche de 460 millions de dollars attendue par l’Indonésie en octobre. Les tranches sont trimestrielles et accordées si le FMI est satisfait des réformes entreprises. Par le passé, le FMI a déjà retardé le versement de tranches lorsqu’il n’était pas satisfait. Après la crise asiatique, l’Indonésie a bénéficié d’un plan massif de soutien financier international de 47 milliards de dollars, dont 12,3 milliards de dollars de crédits, apportés par le FMI. De cette somme, quelque 10 milliards ont déjà été versés. Le gouvernement indonésien a réitéré son opposition à tout déploiement de forces internationales de paix au Timor-Oriental, maintenant placé sous loi martiale. Le ministre des Affaires étrangères, Ali Alatas, a affirmé qu’il n’y aurait pas de force internationale «à moins que vous ne soyez prêt à employer la force pour débarquer».
L’Indonésie est désormais menacée de «graves conséquences financières» par la communauté internationale si elle ne parvient pas à mettre un terme à la violence des milices anti-indépendantistes au Timor-Oriental. «Il y aura avec certitude des graves conséquences financières au cas où le gouvernement indonésien ferait preuve d’inefficacité, voire de complicité avec les milices actives en ce moment au Timor-Oriental», a affirmé le secrétaire américain à la Défense William Cohen. «La communauté internationale dispose de plusieurs leviers dans cette affaire», a-t-il ajouté devant des journalistes au Pentagone. Le conseiller pour la sécurité nationale du président Bill Clinton, Sandy Berger, a affirmé pour sa part que «la capacité de la communauté internationale à continuer d’aider économiquement...