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Actualités - Chronologie

Tennis - US Open L'exploit de Todd Martin(photo)

L’Américain Todd Martin, malade et moribond pendant près de trois sets, a trouvé des ressources cachées d’énergie pour aller chercher au bout de la nuit une qualification en cinq manches pour les quarts de finale de l’US Open de tennis au détriment du Britannique Greg Rusedski, mardi à Flushing Meadows. Quelque 2 000 spectateurs seulement avaient patienté jusqu’au bout dans l’immense stade Arthur Ashe, d’une capacité de 20 000 personnes, pour voir Martin, tête de série numéro 7, s’imposer, les 12 coups de minuit bien sonnés, d’un ultime service gagnant, face au numéro 9 après trois heures et une minute de lutte intense et d’une grande qualité. La rencontre a ponctué une 9e journée qui a vu également les qualifications attendues pour les demi-finales féminines de la Suissesse Martina Hingis (n° 1), sans pitié (6-2, 6-0) pour l’Allemande Anke Huber, et de l’Américaine Venus Williams (n° 3), dont la puissance et l’abattage ont eu raison (6-4, 6-3) des ambitions de l’Autrichienne Barbara Schett (n° 12). Ont également atteint les quarts de finale, le Tchèque Slava Dosedel, à la place qu’aurait dû occuper le grand absent de l’US Open Pete Sampras, le Français Cédric Pioline, vainqueur en trois manches de l’Allemand Tommy Haas (n° 14), et le Brésilien Gustavo Kuerten (n° 5), dont la tâche a été facilité par l’abandon du Suédois Magnus Norman après la première manche. Mais l’américainTodd Martin a incontestablement été le miraculé de ce haut du tableau. Victime de douleurs d’estomac toute la journée de lundi, il était arrivé sur le court livide. Transpirant à grosse goutte dès les premières balles, l’Américain s’accrochait bien jusqu’à 5-5, chacun des joueurs ayant concédé une fois son service, mais cédait à nouveau sa mise en jeu permettant à Rusedski, qui ne ratait rien ou presque de prendre la manche 7-5. Martin, à la dérive, devait concéder encore six jeux de suite et la deuxième manche avant d’arrêter l’hémorragie en remportant enfin le premier jeu du troisième set. Une fin de match parfaite Mené 4-2 avec un break de retard dans ce troisième set, il paraissait s’acheminer vers une défaite inéluctable. Rusedski, qui avait compté deux balles de 5-2, servait à 5-4 pour le gain de la partie. Mais l’Américain retrouvant soudain ses retours prenait le service du Britannique et s’imposait 7-3 au tie-break qu’il jouait à la perfection. «J’ai bien cru que c’était fini, a souligné Martin. Mais j’ai décidé de m’accrocher». Dominé dans la quatrième manche (6-4), Rusedski se détachait encore 4-1 dans la dernière manche avant de céder deux fois sa mise en jeu et le match à Martin. Rusedski, finaliste à Flushing Meadows en 1997, considéré comme le serveur le plus puissant du circuit, n’aura pas fait mieux sur ce plan que Martin (16 aces contre 15) et est tombé victime de la fin de match parfaite de l’Américain auteur de 29 coups gagnants et 2 fautes directes seulement dans les deux dernières manches. «Ce n’est pas lui qui a gagné le match, c’est moi qui l’ai perdu», a lancé Rusedski, dépité d’avoir laissé passer sa chance dans la troisième manche. Martin affrontera maintenant le Tchèque Dosedel, vainqueur en quatre manches accrochées de son compatriote Jiri Novak. La belle entre Hingis et Williams La numéro un mondiale, Martina Hingis, s’est facilement qualifiée pour les demi-finales en écrasant l’Allemande Anke Huber 6-2, 6-0. Contre une joueuse qui lui avait souvent donné du fil à retordre dans le passé, la Suissesse commençait par perdre les deux premiers jeux dans le vent qui balayait le central. Elle devait ensuite aligner 12 jeux d’affilée pour remporter en 57 minutes sa victoire la plus rapide sur l’Allemande qu’elle a maintenant dominée neuf fois en dix rencontres. «J’étais pourtant nerveuse en entrant sur le court. Je ne savais pas à quoi m’attendre de sa part», a souligné Hingis. Huber, 27e au classement de la WTA, victorieuse auparavant de la Tchèque Jana Novotna (n° 8) et de la Française Amélie Mauresmo (n° 15), peu à l’aise dans le vent, s’est toutefois montrée trop irrégulière (39 fautes directes contre 15 seulement à Hingis) pour espérer inquiéter la numéro un mondiale. «Elle n’a rien raté, a-t-elle fait valoir. J’espérais qu’elle aurait des problèmes compte tenu des conditions de jeu. Mais elle n’a pratiquement pas fait de faute. Cela devenait difficile pour moi». Hingis, vainqueur en 1997 et finaliste l’année dernière, se retrouve ainsi en demi-finale pour la 3e année consécutive sans avoir concédé un set. Elle y retrouvera l’Américaine Venus Williams (n° 3), sa victime en finale il y a deux ans. «Depuis, j’ai fait des progrès, j’ai plus d’expérience, je gère mieux mes matchs», a fait valoir l’Américaine. «Et quand je joue bien personne ne peut me battre». La demi-finale constituera une belle entre les deux joueuses qui se sont déja affrontées deux fois cette année, le premier match étant revenu à Williams sur terre battue à Rome, avant qu’Hingis prenne sa revanche sur terrain en dur à San Diego en août. Escudé et Pioline comme les mousquetaires Journée historique pour le tennis français à Flushing Meadows : pour la première fois depuis plus de 70 ans et la glorieuse époque des mousquetaires, ils ont été deux à atteindre les quarts de finale du simple messieurs des internationaux des États-Unis, devenus US Open depuis 1968 et l’admission des professionnels. Cédric Pioline, en battant sa seconde tête de série de la quinzaine, l’Allemand Tommy Haas (n° 14), a en effet rejoint Nicolas Escudé, qualifié depuis lundi soir. La dernière fois que deux Français avaient figuré dans le groupe des huit derniers qualifiés, cela avait été en 1928 avec Toto Brugnon et Henri Cochet qui devait ensuite aller remporter la dernière victoire française en terre américaine. Pioline, solide vainqueur dans le vent (6-4, 7-5, 6-3) de Tommy Haas se prend maintenant à rêver d’une nouvelle finale, 6 ans après celle perdue en 1993 contre Sampras. Le prochain obstacle pour le numéro un français sera sa victime du match France-Brésil de Coupe Davis au printemps, l’ancien vainqueur de Roland Garros, le Brésilien Gustavo Kuerten (n° 5) tout heureux de voir la menace Magnus Norman s’écarter d’elle-même, le Suédois, 24e à l’ATP et un des hommes en forme du moment, victime d’une blessure musculaire au dos, abandonnant à l’attaque de la seconde manche après avoir perdu le premier au tie-break. Lindsay Davenport revient de loin L’Américaine Lindsay Davenport, tête de série numéro 2, s’est qualifiée tard dans la soirée pour les demi-finales en battant Mary Pierce (n° 5) 6-2, 3-6, 7-5 (n° 4). La Française avait gaspillé deux balles de match avant que la pluie n’interrompe leur quart de finale. Pierce menait 2-6, 6-3, 5-4 et 40-30 lorsqu’elle a gâché une première occasion de conclure, d’un revers de fond de court trop long. Elle a repris l’avantage et a cru en la victoire sur sa deuxième balle de match, mais celle-ci a échoué juste derrière la ligne. Davenport en a profité pour égaliser à 5-5. Au retour des vestiaires, la tenante du titre, qui a profité de cette pause forcée pour reprendre ses esprits, ne laissait aucune chance à Pierce.
L’Américain Todd Martin, malade et moribond pendant près de trois sets, a trouvé des ressources cachées d’énergie pour aller chercher au bout de la nuit une qualification en cinq manches pour les quarts de finale de l’US Open de tennis au détriment du Britannique Greg Rusedski, mardi à Flushing Meadows. Quelque 2 000 spectateurs seulement avaient patienté jusqu’au bout dans l’immense stade Arthur Ashe, d’une capacité de 20 000 personnes, pour voir Martin, tête de série numéro 7, s’imposer, les 12 coups de minuit bien sonnés, d’un ultime service gagnant, face au numéro 9 après trois heures et une minute de lutte intense et d’une grande qualité. La rencontre a ponctué une 9e journée qui a vu également les qualifications attendues pour les demi-finales féminines de la Suissesse Martina Hingis (n° 1),...