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Actualités - Reportages

Un nouveau souffle

Les responsables de l’Upel sont unanimes à considérer que «la subvention de l’État est loin d’être suffisante, l’Upel étant obligée de s’endetter pour accomplir la mission qui lui est fixée par la loi». L’association est confrontée à plusieurs défis que son nouveau président, Me Georges Khadige – élu en juillet 1999 – semble déterminé à relever. «J’ai principalement quatre objectifs en tête, déclare Me Khadige. Si j’arrive à les réaliser, je considérerai alors que j’ai pu assumer la tâche difficile qu’on m’a confiée». Me Khadige estime indispensable l’acquisition de nouveaux locaux, ou, à défaut, le réaménagement de fond en comble des maisons actuelles. Les adolescents étant incarcérés avec les adultes, en attendant que des places soient libérées à l’une des deux Maisons de rééducation, la recherche de centres plus vastes revêt, selon lui, une importance cruciale. «Il est également fondamental d’établir, au plus vite, une Maison de rééducation pour les filles délinquantes, qu’on est obligé de mettre actuellement dans les prisons des femmes», précise Me Khadige. Le nouveau président de l’Upel s’est fixé également pour objectif de renforcer l’efficacité de l’association en lui donnant sa véritable dimension statuaire. «À l’origine, l’Union pour la protection de l’enfance au Liban travaillait sur deux plans: préventif et curatif», déclare Me Khadige. En d’autres termes, mieux vaut guérir les malades que ressusciter les morts. «Le champ d’application de l’Upel doit aller plus loin que la délinquance juvénile, affirme-t-il. Nous devons nous intéresser aux mineurs pré-délinquants, abusés et maltraités». Et d’ajouter : «Cela n’est pas facile, mais nous pouvons avancer par étapes, en collaborant avec d’autres associations travaillant dans le même sens». M. Khadige souligne également l’importance des campagnes de sensibilisation afin de procurer à l’Upel des ressources financières, techniques et humaines, qui lui permettraient d’accomplir sa mission. «Les donations de l’État ne sont pas négligeables, mais nous ne pouvons pas compter sur elles pour réaliser les projets envisagés, indique Me Khadige. Il faut donc miser sur la participation des organismes internationaux et essayer de familiariser les gens avec les besoins de notre association», conclut-il.
Les responsables de l’Upel sont unanimes à considérer que «la subvention de l’État est loin d’être suffisante, l’Upel étant obligée de s’endetter pour accomplir la mission qui lui est fixée par la loi». L’association est confrontée à plusieurs défis que son nouveau président, Me Georges Khadige – élu en juillet 1999 – semble déterminé à relever. «J’ai principalement quatre objectifs en tête, déclare Me Khadige. Si j’arrive à les réaliser, je considérerai alors que j’ai pu assumer la tâche difficile qu’on m’a confiée». Me Khadige estime indispensable l’acquisition de nouveaux locaux, ou, à défaut, le réaménagement de fond en comble des maisons actuelles. Les adolescents étant incarcérés avec les adultes, en attendant que des places soient libérées à l’une des deux Maisons...