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Actualités - Chronologie

La presse portugaise critique vivement le Conseil de sécurité

La presse portugaise a critiqué vivement le refus du Conseil de sécurité des Nations unies d’intervenir militairement au Timor-Oriental se limitant à envoyer une mission à Djakarta afin d’essayer de convaincre l’Indonésie à cesser la violence sur le territoire. «Au Timor Lorosae (nom adopté par le Timor-Oriental indépendant), toutes les heures, des civils meurent sans discrimination. Les Nations unies, qui ont organisé le référendum, semblent impuissantes. L’UNAMET (Mission des Nations unies au Timor-Oriental) est assiégée. La communauté internationale, les grandes puissances ne font rien. Après avoir assisté à la naissance d’une nation, le monde témoigne son assassinat», écrit le quotidien indépendant de Lisbonne, Publico. L’autre quotidien indépendant de Lisbonne, Diario de Noticias, affirme sous le titre «Loi de la mort»: «Djakarta sait parfaitement que les pays riches de l’Occident ont besoin d’une Indonésie politiquement et économiquement stable. Djakarta sait que ce ne sera pas à cause du Timor que ses amis occidentaux cesseront d’injecter des millions et des millions de dollars nécessaires pour dépasser la crise qui a secoué l’Asie et a même enrhumé les économies du monde civilisé (...) Clinton, Blair, Chirac et Jospin, pour ne parler que d’eux, ont inauguré au Kosovo les dénommées guerres morales ou humanitaires pour sauver un peuple du génocide. Maintenant, comme l’Indonésie est un pays ami, ils sont complices des crimes commis au Timor». Même son de cloche chez le tabloïde 24 Horas, qui s’en prend directement aux dirigeants des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. «Bill Clinton, Boris Eltsine, Tony Blair, Jacques Chirac et Jiang Zemin continuent à faire comme si l’Indonésie s’occupait de la sécurité au Timor. Ils sont les leaders des cinq pays par qui passe, à l’Onu, l’ordre pour que les Casques bleus entrent dans le territoire. Mais ils n’ont rien fait», écrit le quotidien. Un éditorialiste de Diario de Noticias s’en prend néanmoins aux trois principales chaînes de télévision portugaises qui, samedi dernier, quelques heures après l’annonce des résultats du référendum au Timor-Oriental, ont préféré repousser les principaux journaux du soir pour diffuser des matches de football.
La presse portugaise a critiqué vivement le refus du Conseil de sécurité des Nations unies d’intervenir militairement au Timor-Oriental se limitant à envoyer une mission à Djakarta afin d’essayer de convaincre l’Indonésie à cesser la violence sur le territoire. «Au Timor Lorosae (nom adopté par le Timor-Oriental indépendant), toutes les heures, des civils meurent sans discrimination. Les Nations unies, qui ont organisé le référendum, semblent impuissantes. L’UNAMET (Mission des Nations unies au Timor-Oriental) est assiégée. La communauté internationale, les grandes puissances ne font rien. Après avoir assisté à la naissance d’une nation, le monde témoigne son assassinat», écrit le quotidien indépendant de Lisbonne, Publico. L’autre quotidien indépendant de Lisbonne, Diario de Noticias, affirme sous le...