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Actualités - Reportages

Le trafic

Il est difficile de savoir comment se passe un trafic, parce que personne ne veut vraiment en parler. Il est facile de remonter la filière de bouche à oreille, à partir d’un ami qui connaît un dealer. Mais c’est au sein des écoles que cela devient inquiétant. C’est à la sortie de l’école, parfois, mais aussi, surtout, à l’intérieur que tout se passe. Pour se procurer du «shit» (haschisch), les jeunes vont directement s’approvisionner à la Bekaa, ou c’est par l’intermédiaire d’un dealer qui fait le trajet qu’ils réussissent à avoir leur «bout». Ce qui est évidemment moins dangereux. Le bouche à oreille est donc très serré. Celui qui souhaite s’engager sur la voie ne peut pas forcément le faire. C’est uniquement à travers des amis très proches que cela se passe. D’un ami à l’autre, du grand frère à la petite sœur, le filon est restreint. Et c’est ce qui est terrible. Les personnes qui «connectent», se connaissent et ils poussent, en croyant rendre service, des plus petits dans l’erreur. Aucun de ces jeunes ne réalise la portée de cet acte... Et le «bout» (qui coûte entre 1 et 3 dollars le gramme) devient de plus en plus petit. Un dealer vend uniquement à de «gros fumeurs», ou quand il s’agit d’un achat important qui implique une grande «transaction» : un gros bout pour une soirée (la plupart du temps, les plus jeunes se cotisent)... Le trafic qui se passait à l’intérieur des écoles a été démasqué par plusieurs directions d’établissement. Et des solutions sont en cours. Quelques élèves ont déjà été exclus... Quand on sait l’influence qu’ont l’école et les amis sur le comportement des adolescents, il y a de quoi s’inquiéter...
Il est difficile de savoir comment se passe un trafic, parce que personne ne veut vraiment en parler. Il est facile de remonter la filière de bouche à oreille, à partir d’un ami qui connaît un dealer. Mais c’est au sein des écoles que cela devient inquiétant. C’est à la sortie de l’école, parfois, mais aussi, surtout, à l’intérieur que tout se passe. Pour se procurer du «shit» (haschisch), les jeunes vont directement s’approvisionner à la Bekaa, ou c’est par l’intermédiaire d’un dealer qui fait le trajet qu’ils réussissent à avoir leur «bout». Ce qui est évidemment moins dangereux. Le bouche à oreille est donc très serré. Celui qui souhaite s’engager sur la voie ne peut pas forcément le faire. C’est uniquement à travers des amis très proches que cela se passe. D’un ami à...