Les grands dossiers des négociations sur le statut final
le 06 septembre 1999 à 00h00
Israéliens et Palestiniens se sont engagés, dans l’accord qu’ils ont signé samedi soir en Égypte, à commencer le 13 septembre des négociations devant aboutir un an plus tard à un règlement sur le statut final des territoires. Ces négociations porteront dans un premier temps sur la définition d’un accord-cadre pour déterminer les contours et les grands principes d’un règlement final. Voici les six problèmes qui seront au centre des négociations: 1) LA CRÉATION D’UN ÉVENTUEL ÉTAT PALESTINIEN ET SES POUVOIRS : le Premier ministre israélien Ehud Barak avait déclaré en juillet qu’un État palestinien «existait de facto» et il envisagerait même d’offrir aux Palestiniens de reconnaître un tel État lors des négociations sur le statut final. Mais les Israéliens ont d’ores et déjà averti qu’un État palestinien devrait être démilitarisé et qu’aucune armée étrangère ne pourrait être déployée dans la vallée du Jourdain. De plus, les Palestiniens ne pourront pas s’équiper d’armes lourdes. 2) LE TRACÉ DES FRONTIÈRES DE L’ENTITÉ PALESTINIENNE : les Palestiniens exigent l’application des résolutions 242 et 338 de l’Onu, c’est-à-dire un retrait israélien de tous les territoires occupés en 1967, y compris Jérusalem-Est. De son côté, M. Barak a exclu un retour aux frontières d’Israël d’avant la guerre de juin 1967 et a affirmé qu’Israël ne restituerait pas la vallée du Jourdain. Il entend aussi annexer les zones où se trouvent regroupées les plus importantes colonies de peuplement de Cisjordanie, notamment autour de Jérusalem. A l’heure actuelle, l’Autorité palestinienne contrôle 29 % des territoires, chiffre qui passera à 40 % en janvier, à la fin de l’application de l’accord de Charm el-Cheikh. La taille finale de l’entité palestinienne et surtout le tracé exact de ses frontières dépendront de l’étendue du troisième et ultime retrait militaire israélien prévu par les accords d’Oslo de 1993. Les négociations à ce sujet doivent débuter le 13 septembre. 3) LE STATUT DE JÉRUSALEM : Israël a conquis Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, lors de la guerre des Six Jours de 1967 et l’a ensuite annexée. L’État hébreu considère la ville comme sa capitale «une et indivisible» et affirme que cette position n’est pas négociable. L’Autorité palestinienne veut faire de Jérusalem-Est la capitale d’un État palestinien et affirme que ce n’est pas non plus négociable. 4) LE SORT DES RÉFUGIES : il y a quelque trois millions de réfugiés palestiniens qui vivent dans les pays de la région. Certains ont été chassés du territoire qui devint en 1948 l’État d’Israël (plus de 700 000 Palestiniens sur 1,2 million avaient dû alors partir en exil), les autres ont fui la Cisjordanie lors du conflit de 1967. 5) L’AVENIR DES COLONIES DE PEUPLEMENT ISRAÉLIENNES : M. Barak affirme qu’Israël conservera certaines des colonies de peuplement créées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. 6) LE CONTRÔLE DES RESSOURCES EN EAU : Israël se réserve 80 % des nappes phréatiques situées dans le sous-sol de la Cisjordanie. Les Palestiniens voudraient un partage plus équitable, notamment pour tenir compte de la croissance plus rapide de la population palestinienne et de la pénurie d’eau chronique dans de nombreuses régions de Cisjordanie durant l’été.
Israéliens et Palestiniens se sont engagés, dans l’accord qu’ils ont signé samedi soir en Égypte, à commencer le 13 septembre des négociations devant aboutir un an plus tard à un règlement sur le statut final des territoires. Ces négociations porteront dans un premier temps sur la définition d’un accord-cadre pour déterminer les contours et les grands principes d’un règlement final. Voici les six problèmes qui seront au centre des négociations: 1) LA CRÉATION D’UN ÉVENTUEL ÉTAT PALESTINIEN ET SES POUVOIRS : le Premier ministre israélien Ehud Barak avait déclaré en juillet qu’un État palestinien «existait de facto» et il envisagerait même d’offrir aux Palestiniens de reconnaître un tel État lors des négociations sur le statut final. Mais les Israéliens ont d’ores et déjà averti qu’un État...
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