Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

Arrêt sur image L'affiche rouge

Je sais que certains – je reste discret quant à l’identité de ceux-ci – ont gardé la nostalgie de l’époque où le fils de mon concierge, nabot de son état, constituait la matière première de certains de mes écrits. Vous en souvenez-vous? Il rêvait d’une carrière de chanteur – de charme, bien entendu – et de voir sa photo affichée sur tous les murs de la capitale et d’ailleurs en modeste 13 x 18. C’était là l’unique expression de sa modestie! Aujourd’hui, beaucoup moins modestes, Diab, Wassouf, Alamé, Bayah, Saher et les autres «roucouleurs» de service s’affichent sur des panneaux pour le moins «titanesques». Tandis que notre ravissante Miss Liban, Joëlle Behlock, éclaire de son joli minois et de son sourire «luxueux» la campagne publicitaire d’une marque de savon. Les panneaux ne suffisant plus, semble-t-il, à nos gloires nationales, le film publicitaire est entré dans les mœurs à la télé. Clip pour les uns, clap pour les autres! Nos «sages» basketteurs sirotent avec délectation, entre deux passes (de ballon, bien entendu), des jus de fruits vitaminés comme il se doit. Pourquoi pas? Monsieur Un-Dos-Tres en fait autant, pour une boisson gazéifiée! Et, ne se contentant plus de laver plus blanc, notre Fadi croque du turc... en biscuit. À sa place, je me méfierai des Chypriotes-Grecs et des autres. Pour peu que le procédé s’amplifie, je vois très bien toutes nos gloires «télévisées» y passer. Marcel pourrait faire la pub pour un régime alimentaire. À vous de décider s’il figurerait dans «avant» ou «après». Nous pourrions apprendre quel produit lustre la perruque de la belle Roula et quel «gel» emploie Ricardo. Serge serait tout indiqué pour une campagne sur la régénérescence du cuir chevelu. Et je vous dispense de choisir laquelle de nos présentatrices-speakrines pourrait vanter les mérites du collagène qui rend les lèvres plus pulpeuses. Quant à moi, bien que ne faisant pas partie des «élus», je me considère «qualifié» pour une campagne consacrée aux langues... de vipère! P.S.: « L’affiche rouge », film de Franck Cassenti avec Pierre Clémenti.
Je sais que certains – je reste discret quant à l’identité de ceux-ci – ont gardé la nostalgie de l’époque où le fils de mon concierge, nabot de son état, constituait la matière première de certains de mes écrits. Vous en souvenez-vous? Il rêvait d’une carrière de chanteur – de charme, bien entendu – et de voir sa photo affichée sur tous les murs de la capitale et d’ailleurs en modeste 13 x 18. C’était là l’unique expression de sa modestie! Aujourd’hui, beaucoup moins modestes, Diab, Wassouf, Alamé, Bayah, Saher et les autres «roucouleurs» de service s’affichent sur des panneaux pour le moins «titanesques». Tandis que notre ravissante Miss Liban, Joëlle Behlock, éclaire de son joli minois et de son sourire «luxueux» la campagne publicitaire d’une marque de savon. Les panneaux ne suffisant...