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Actualités - Interviews

Bouchard réclame un système de sanctions

Le Québec est favorable à une francophonie dotée «d’un système de sanctions», a affirmé le Premier ministre québécois, Lucien Bouchard, dans une interview au quotidien Le Monde. «Il faut faire évoluer la francophonie pour qu’elle se dote d’un système de sanctions ; si le mot fait peur, on en trouvera un autre, mais il faut faire enrayer les reculs de la démocratie», a-t-il dit. «On sait ce qui se passe dans certains pays francophones, et il ne faudrait pas hésiter par exemple à suspendre la coopération dans certains cas. Nous l’avons d’ailleurs déjà fait avec le Niger. Mais il faut aller plus loin. Là-dessus, je pense comme le gouvernement d’Ottawa», a-t-il dit. Selon lui, «ce débat risquerait cependant de tourner court aujourd’hui» en raison de la position d’une «majorité des membres» de la francophonie. À propos de «l’exception culturelle», et du souhait de la France de s’en remettre à l’Unesco pour en débattre, M. Bouchard a estimé que «ce serait en effet le bon endroit». Mais, a-t-il ajouté, «le problème est que les Américains n’y sont pas. Quelle valeur aurait donc un traité culturel auquel les Américains ne seraient pas partie ?» Interrogé enfin sur la place de la langue française au Québec, «qui est un combat de tous les jours, la survie de notre âme», il a estimé que «l’officialisation du bilinguisme au Québec équivaudrait à une assimilation accélérée».
Le Québec est favorable à une francophonie dotée «d’un système de sanctions», a affirmé le Premier ministre québécois, Lucien Bouchard, dans une interview au quotidien Le Monde. «Il faut faire évoluer la francophonie pour qu’elle se dote d’un système de sanctions ; si le mot fait peur, on en trouvera un autre, mais il faut faire enrayer les reculs de la démocratie», a-t-il dit. «On sait ce qui se passe dans certains pays francophones, et il ne faudrait pas hésiter par exemple à suspendre la coopération dans certains cas. Nous l’avons d’ailleurs déjà fait avec le Niger. Mais il faut aller plus loin. Là-dessus, je pense comme le gouvernement d’Ottawa», a-t-il dit. Selon lui, «ce débat risquerait cependant de tourner court aujourd’hui» en raison de la position d’une «majorité des membres» de la...