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Actualités - Chronologie

Football - France-Ukraine Andreï Chevtchenko le Milanais

L’Ukrainien Andreï Chevtchenko a passé avec succès son examen d’entrée dans le Calcio en marquant un but avec le Milan AC, lors de la première journée, dimanche à Lecce. Le néo-Milanais découvre également la pression du Calcio et il est conscient que les tifosi espèrent trouver en lui un nouveau Marco Van Basten. Toutefois, à 22 ans, le petit prodige ukrainien sait qu’il a encore beaucoup à prouver : «C’est un grand honneur d’être comparé à lui», dit-il dans un italien encore approximatif. «J’espère que cela continuera dans les années à venir. Mais il était le plus grand et je devrai travailler dur pour atteindre son niveau». Son but contre Lecce a rassuré les dirigeants milanais qui ont investi 22 millions de dollars afin de l’arracher au Dynamo Kiev pour lequel il a inscrit pas moins de 60 buts en 117 rencontres chez les seniors. Protégé du sorcier Valeri Lobanovski, qui l’a fait débuter à Kiev alors qu’il n’avait pas encore 20 ans, «Cheva», comme on le surnomme au pays, présente déjà un palmarès riche de cinq titres de champion et de deux Coupes d’Ukraine. Pas mal pour celui qui échoua naguère à l’examen d’entrée à la faculté des sports pour avoir raté le test de... football. « Un nouveau départ » À Milan en tout cas, les choses ont bien commencé pour lui. Il a inscrit notamment trois buts dans les matches d’avant-saison contre le Bayern Munich et le Bayer Leverkusen. Plein de bonnes intentions, il a accepté d’occuper avec son club une position plus excentrée que celle qu’il tient habituellement, afin de laisser libre l’axe du but pour le puissant Allemand Oliver Bierhoff. Car en équipe nationale, c’est lui qui se charge habituellement du dernier tir, lancé par Sergueï Rebrov, petit meneur de jeu de 1,71 m, doté d’un sens tactique hors du commun. Sous la houlette de Joseph Szabo, le sélectionneur d’origine hongroise âgé de 59 ans, l’Ukraine est une véritable machine à contrer avec Rebrov, serviteur de Sergueï Skatchenko dont le point fort est le jeu de tête, et Chevtchenko. Mais l’élève studieux de Lobanovski sait qu’il faut s’adapter pour progresser. «Si Zaccheroni (l’entraîneur du Milan AC, ndlr) me demande de jouer à l’aile, je jouerai à l’aile, dit-il. Ma position sur le terrain n’est pas importante. L’important, c’est que l’équipe marche bien». Car, après avoir connu Yakotine, sa ville natale, puis Obolon, une cité-dortoir au nord de Kiev où il a vécu six ans, Kiev et Milan en passant par la mer Noire, où les autorités l’avaient envoyé en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl, Andreï Chevtchenko sait que son histoire ne fait que commencer. «Le Milan AC est l’un des plus grands clubs du monde. Donc c’est un objectif pour tous les footballeurs, dit-il. Mais l’avantage de ce club c’est qu’il pousse les gens à se dépasser, donc, en fait, c’est pour moi un nouveau départ». Anelka ne doute de rien Les tribulations de son transfert estival au Real Madrid n’ont pas changé Nicolas Anelka. Imperméable à la pression, l’attaquant de l’équipe de France se singularise toujours par ce détachement, apanage de la jeunesse et son indéfectible confiance en soi. Deuxième plus gros transfert de l’histoire du football, Anelka, n’est pas perturbé par son manque de réussite en club comme en sélection. «Mon prochain but, il arrivera quand il arrivera. Je ne me prends pas la tête avec cela. Je ne suis pas en manque, même si marquer est jouissif, surtout en équipe de France où je n’ai pas marqué depuis mon doublé contre l’Angleterre le 10 février», souligne-t-il. Si l’on attend énormément de Zinedine Zidane, samedi face à l’Ukraine, Anelka, un autre revenant, est également susceptible de se muer à Kiev en homme providentiel. En balance avec Lilian Laslandes pour un strapontin de titulaire, cet iconoclaste avoue sans états d’âme «se moquer de la concurrence». Seul importe à ses yeux «le plaisir». Tout le reste n’est que littérature. La principale interrogation de la presse espagnole réside dans son aptitude à s’adapter au football pratiqué dans la Liga, à des années-lumière du traditionnel «Kick and rush» britannique. «Je me sais attendu. Si cela continue, j’agirai comme en Angleterre, je ne parlerai plus du tout. J’aime bien rester discret. Cette effervescence autour de moi me dérange. Je suis un joueur de football, pas une star», martèle-t-il. L’avocat des Bleus Nullement tracassé par sa cohabitation avec Raul et Morientes, il précise : «Ce sont des joueurs de haut niveau. Ils savent quand il leur faut donner le ballon. On doit apprendre à se connaître. Cela vient peu à peu. En aucun cas, je ne me sens lésé par rapport à eux dans le jeu». Maniant l’art du contre-pied, cet introverti ne pense pas que le retour aux affaires de Zinedine Zidane, son principal pourvoyeur, influe outre mesure sur le rendement des champions du monde. «Avec ou sans Zidane, cela ne change rien. Si j’ai été moins bon sans lui, c’est de ma faute. J’ai raté des occasions. C’est un très grand joueur et un passeur hors pair, mais l’équipe de France ne va pas s’arrêter de marquer quand il est blessé». Conscient d’accuser un peu de retard dans sa préparation physique, l’ancien buteur des «Gunners» se dit prêt «à jouer 90 minutes en Ukraine». Si les dernières sorties de la France ont pu instiller le doute dans certains esprits, il se fait l’avocat des Bleus et affirme péremptoire : «On veut toujours être au top, mais il est impossible de gagner tout le temps 3 à 0, sous prétexte qu’on a battu sur ce score le Brésil en finale du mondial». Prédisant «un match difficile à Kiev», il refuse de s’égarer en conjectures. «Toutes les rencontres sont cruciales dans ce goupe très serré. La qualification est en nous, mais en football on ne sait jamais à l’avance comment le choses vont se terminer».
L’Ukrainien Andreï Chevtchenko a passé avec succès son examen d’entrée dans le Calcio en marquant un but avec le Milan AC, lors de la première journée, dimanche à Lecce. Le néo-Milanais découvre également la pression du Calcio et il est conscient que les tifosi espèrent trouver en lui un nouveau Marco Van Basten. Toutefois, à 22 ans, le petit prodige ukrainien sait qu’il a encore beaucoup à prouver : «C’est un grand honneur d’être comparé à lui», dit-il dans un italien encore approximatif. «J’espère que cela continuera dans les années à venir. Mais il était le plus grand et je devrai travailler dur pour atteindre son niveau». Son but contre Lecce a rassuré les dirigeants milanais qui ont investi 22 millions de dollars afin de l’arracher au Dynamo Kiev pour lequel il a inscrit pas moins de 60 buts...