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Actualités - Chronologie

Athlétisme Triomphe rémois pour Eunice Barber

Eunice Barber, sacrée championne du monde de l’heptathlon à Séville (Espagne), a retrouvé mercredi Reims (Marne), sa ville française d’accueil, sous les applaudissements d’une petite foule animée par ses camarades de l’Entente family stade de Reims athlétisme (EFSRA). La championne, qui se déclare «sur un petit nuage» depuis sa médaille d’or, «ne réalise pas encore tout à fait» ce qui lui arrive. Le sourire est timide, sous les fines tresses ponctuées de perles colorées. L’athlète doit reprendre l’entraînement dès jeudi, mais «ne sait pas encore où», car elle doit en parler avec son entraîneur, François Pépin, l’homme qui a «fait» Marie-José Pérec et Patricia Girard. De toutes façons, pour Eunice Barber, «c’est toujours un plaisir d’être sur la piste». Avec 6 861 points (nouveau record national) recueillis à Séville pour les sept épreuves de l’heptathlon, la championne n’était qu’à 146 points du record d’Europe. Sa faiblesse au lancement du poids est presque un atout car «cela lui laisse une bonne marge de progression», indique l’entraîneur. D’autant que le problème «n’est que technique», explique Eunice. Remarquée en Sierra Leone en 1990 par Dominique Dufour, un enseignant-diplomate français passionné d’athlétisme, la championne était venue suivre un stage en France en 1991 puis s’était installée à Reims en 1992 après le coup d’État dans son pays. Objectif Sydney Aux Jeux olympiques de Barcelone où elle était porte-drapeau de l’équipe sierra-léonaise, Eunice avait obtenu une 26e place au concours de l’heptathlon, malgré un zéro au javelot. Depuis, Reims est devenue sa base. Elle vit dans un appartement d’une cité périphérique de la ville et la famille de son premier entraîneur rémois, William Van Cleemputte, reste un peu sa famille d’adoption. Mercredi, dans la salle des pas perdus de la gare de Reims, où avait été organisé son «retour», les enfants Van Cleemputte se sont vite installés sur ses genoux, alors qu’elle répondait avec gentillesse aux questions des journalistes. Guy Drut, champion olympique sur 110 m haies en 1976 à Montréal, en visite dans la région mercredi, a estimé «qu’Eunice a un énorme potentiel de progression» et en a fait «la favorite dans sa spécialité pour les Jeux olympiques» de Sydney en 2000. En attendant les médailles australiennes, Eunice Barber, qui a acquis la nationalité française en février dernier, a reçu du maire de Reims, Jean-Louis Schneiter, la Grande médaille de la ville. L’édile local l’a remerciée d’avoir «toujours mis en avant l’aide que lui avait donnée la région Champagne-Ardenne et la ville» de Reims. Eunice Barber dit elle-même avoir été «appelée rémoise avant d’être appelée française».
Eunice Barber, sacrée championne du monde de l’heptathlon à Séville (Espagne), a retrouvé mercredi Reims (Marne), sa ville française d’accueil, sous les applaudissements d’une petite foule animée par ses camarades de l’Entente family stade de Reims athlétisme (EFSRA). La championne, qui se déclare «sur un petit nuage» depuis sa médaille d’or, «ne réalise pas encore tout à fait» ce qui lui arrive. Le sourire est timide, sous les fines tresses ponctuées de perles colorées. L’athlète doit reprendre l’entraînement dès jeudi, mais «ne sait pas encore où», car elle doit en parler avec son entraîneur, François Pépin, l’homme qui a «fait» Marie-José Pérec et Patricia Girard. De toutes façons, pour Eunice Barber, «c’est toujours un plaisir d’être sur la piste». Avec 6 861 points (nouveau...