Si en parlant de la mode on commence par Paris, c’est que la Ville lumière, durant tout le 20e siècle, a été la ville phare. Elle n’a certainement pas le monopole du génie vestimentaire. D’autres lumières s’allument au quatre coins du monde ne manquant ni de génie, ni de talent et assurément pas d’originalité. Mais Paris reste le centre. Créateurs anglais, belges, allemands, italiens ou japonais viennent enrichir le palmarès de la ville-mère-spirituelle. Miyake en 1973, Valentino en 1974, Kenzo un peu plus tard, Per Spock, Karl Lagerfeld, Galliano, Alexander McQueen, sans oublier Balenciaga, un des premiers émigrés du génie de la création, maître à penser de bon nombre de créateurs actuels, ne sont que quelques noms parmi bien d’autres. Didier Grumbach, chef d’orchestre et grand vizir actuel (traduire président de la Fédération française de la couture et du prêt-à-porter) revendique ouvertement le «leadership» de la mode pour Paris, soulignant le fait que cette ville est aussi l’Europe, puisqu’elle reflète également à travers ses créateurs un long répertoire de pays et de villes dont une partie des créateurs «parisiens» sont originaires. Sans parler des grandes marques américaines ou autres présentes dans la Babylone du luxe vestimentaire à travers des filiales. On comprend ainsi facilement le motif sous-jacent de l’accueil chaleureux et de l’aide substantielle que Paris dispense aux jeunes talents qui décident de s’y installer pour faire carrière. Au cours d’un récent entretien avec Olivier Laeanne, publié dans une revue de la mode, le président Grumbach définit et explique cette politique d’ouverture. «L’arrivée de nouveaux créateurs dans le cénacle de la couture marque tout simplement une fidélité à la tradition. Quand Balenciaga, Jean Dessès, Jacques Fath ont commencé en 1937 c’étaient de petites maisons. Emmanuel s’est lancé en 1965 avec quatre ouvrières. Or, une maison de couture doit employer au minimum, selon les règlements vingt petites mains dans ses ateliers. Qui penserait regretter, aujourd’hui, cette entorse? Givenchy a ouvert en 1952 avec huit ouvrières, que personne n’a été compter. En fait, ce qui importe c’est le produit. Si de nouvelles maisons de couture prennent la relève et présentent des résultats d’une grande qualité, susceptibles d’intéresser un public nouveau, c’est un grand bien pour la profession entière. À côté de Dior, Chanel ou Saint-Laurent dont la couture ne s’est jamais aussi bien portée, les jeunes talents Versolato, Sirop Thimister annoncent une cinquantaine de clients chacun et ont du mal à satisfaire la demande. La couture à un moindre prix repond à un besoin. Il fait aider les petites affaires pour qu’elles soient les Saint-Laurent les Courrèges de demain».
Si en parlant de la mode on commence par Paris, c’est que la Ville lumière, durant tout le 20e siècle, a été la ville phare. Elle n’a certainement pas le monopole du génie vestimentaire. D’autres lumières s’allument au quatre coins du monde ne manquant ni de génie, ni de talent et assurément pas d’originalité. Mais Paris reste le centre. Créateurs anglais, belges, allemands, italiens ou japonais viennent enrichir le palmarès de la ville-mère-spirituelle. Miyake en 1973, Valentino en 1974, Kenzo un peu plus tard, Per Spock, Karl Lagerfeld, Galliano, Alexander McQueen, sans oublier Balenciaga, un des premiers émigrés du génie de la création, maître à penser de bon nombre de créateurs actuels, ne sont que quelques noms parmi bien d’autres. Didier Grumbach, chef d’orchestre et grand vizir actuel (traduire...
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