Mika Hakkinen n’a rien laissé transpirer. Mais le Finlandais en avait gros sur le cœur à l’issue du Grand Prix de Belgique de Formule 1, dimanche soir sur le circuit de Spa-Francorchamps. Même s’il ne s’était pas laissé aller à des déclarations fracassantes, les silences sont parfois plus parlants que les mots, certaines attitudes du champion du monde en disaient long sur ses sentiments. Après avoir été victime de son équipe à Silverstone, après le «coup de Trafalgar» de David Coulthard en Autriche, Hakkinen venait une nouvelle fois de voir sa course vers le titre mondial freinée en Belgique. En laissant l’Écossais filer vers sa seconde victoire de la saison, McLaren-Mercedes, Ron Dennis et Norbert Haug ont fait perdre encore quatre nouveaux points au Finlandais aujourd’hui en tête du championnat avec un point seulement d’avance sur Eddie Irvine (Ferrari). «Ron Dennis pratique une bonne politique... puisque j’en bénéficie», ironisait d’ailleurs l’Irlandais. L’épisode houleux du départ, du passage de La Source, «après Spielberg, j’ai de nouveau vécu une expérience peu plaisante, mais je ne souhaite pas apporter d’autres commentaires», Hakkinen pensait certainement en son for intérieur que l’équipe demanderait à Coulthard de le laisser passer, course au titre oblige. C’est pourquoi le Finlandais avait adopté une attitude prudente. « Mine des mauvais jours » «Considérant que nos deux voitures étaient identiques, cela ne servait à rien d’essayer de suivre Coulthard de trop près, j’ai donc décidé de contrôler», disait-il. Hakkinen attendait cet ordre à l’attention de son coéquipier. En vain. Alors, après dix tours, le Finlandais lâcha prise. «J’ai jugé que rester au contact immédiat de David n’avait aucun sens, poursuivait le champion du monde. J’aurais pu surchauffer mon moteur, user mes pneus. Peut-être serions-nous tous deux sortis de piste où aurions-nous connu une panne. Il valait mieux penser à l’équipe, aux seize points. Dans ces conditions, avoir vingt ou cinq secondes d’écart à l’arrivée...». Le Finlandais préférait penser à l’équipe. Coulthard, lui, jouait sa carte personnelle. Pour le malheur de Mika, l’Écossais, capable du meilleur comme du pire, était dans un bon jour. Alors, dimanche sur le podium, l’amertume de Mika Hakkinen éclata au grand jour. Au moment de la douche de champagne, le Finlandais s’écarta volontairement du vainqueur, de son coéquipier, préférant asperger ses supporteurs agglutinés à ses pieds... Avant d’offrir, quelques minutes plus tard en conférence, sa «mine des mauvais jours»...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mika Hakkinen n’a rien laissé transpirer. Mais le Finlandais en avait gros sur le cœur à l’issue du Grand Prix de Belgique de Formule 1, dimanche soir sur le circuit de Spa-Francorchamps. Même s’il ne s’était pas laissé aller à des déclarations fracassantes, les silences sont parfois plus parlants que les mots, certaines attitudes du champion du monde en disaient long sur ses sentiments. Après avoir été victime de son équipe à Silverstone, après le «coup de Trafalgar» de David Coulthard en Autriche, Hakkinen venait une nouvelle fois de voir sa course vers le titre mondial freinée en Belgique. En laissant l’Écossais filer vers sa seconde victoire de la saison, McLaren-Mercedes, Ron Dennis et Norbert Haug ont fait perdre encore quatre nouveaux points au Finlandais aujourd’hui en tête du championnat avec un...