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Actualités - Chronologie

Les Français s'en tirent bien

L’athlétisme français a sauvé in extremis la face au cours de la dernière journée des championnats du monde d’athlétisme, dimanche à Séville. Il a fallu l’abnégation de quatre jeunes filles et la malice d’un entraîneur pour gonfler le capital médailles à trois, total certes modeste mais permettant toutefois de revenir d’Andalousie sans honte. Patricia Girard, Muriel Hurtis, Katia Benth et Christine Arron ont en effet raflé l’argent du relais 4x100 m, imitant Stéphane Diagana (400 m haies) et s’inscrivant dans le sillage de l’heptathlonienne Eunice Barber, seule médaillée d’or nationale. Déchargées de toute pression par des propos à dessein pessimistes de l’entraîneur Jacques Piasenta, les quatre sprinteuses tricolores n’ont pas failli. En dépit de ces trois bonheurs, agrémentés de onze places de finaliste, la France se retrouve à une lointaine 14e position au classement par nations. Mais il serait cette fois injuste de s’attacher aux seuls chiffres sans prendre en considération quelques frémissements encourageants dans la perspective des Jeux olympiques de Sydney, l’an prochain. Avec un tantinet de réussite, les pronostics les plus optimistes du directeur technique national Richard Descoux (4 médailles) auraient pu être atteints. On pense en premier lieu aux 23 points manquants au décathlonien Sébastien Levicq pour enjamber le podium. La seule véritable zone d’ombre est venue du charismatique ambassadeur Jean Galfione qui, après s’être qualifié pour le titre de la perche avec son camarade Romain Mesnil, n’a pu franchir 5,70 m. Le champion olympique et son dauphin (en échec à 5,50 m) n’ont pu être classés et l’école française a encaissé son plus grand camouflet de l’histoire. La défaite de Stéphane Diagana, grandissime favori après les meilleurs temps réalisés en séries et en demi-finale, ne peut s’inscrire au rang des réelles contre-performances. En arrivant sur les bords du Guadalquivir, le protégé de Fernand Urtebise partait une fois encore dans l’inconnue avec le 27e temps mondial. De ces neuf jours d’intenses championnats, il restera le morceau de bravoure servi d’entrée par Eunice Barber, qui a mené de main de maître ses sept travaux. Une fois n’est pas coutume, la France n’avait pas attendu la fin des débats et le bon vouloir d’une Marie-José Pérec (absente) pour s’inscrire au tableau des médailles. Une «dynamique» s’est immédiatement installée. D’aucuns l’auraient préféré davantage suivie...
L’athlétisme français a sauvé in extremis la face au cours de la dernière journée des championnats du monde d’athlétisme, dimanche à Séville. Il a fallu l’abnégation de quatre jeunes filles et la malice d’un entraîneur pour gonfler le capital médailles à trois, total certes modeste mais permettant toutefois de revenir d’Andalousie sans honte. Patricia Girard, Muriel Hurtis, Katia Benth et Christine Arron ont en effet raflé l’argent du relais 4x100 m, imitant Stéphane Diagana (400 m haies) et s’inscrivant dans le sillage de l’heptathlonienne Eunice Barber, seule médaillée d’or nationale. Déchargées de toute pression par des propos à dessein pessimistes de l’entraîneur Jacques Piasenta, les quatre sprinteuses tricolores n’ont pas failli. En dépit de ces trois bonheurs, agrémentés de onze places...