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Actualités - Chronologie

La parole est aux juges d'instruction

Deux ans après l’accident mortel de la princesse Diana à Paris, deux juges d’instruction doivent maintenant dire si une des enquêtes les plus médiatiques de ces dernières années pourrait aboutir ou non à un procès. Le parquet de Paris a requis le 17 août un non-lieu général, estimant qu’il n’y a «aucune charge susceptible de fonder des poursuites pénales» contre les neuf photographes et le motard de presse poursuivis pour «homicide et blessures involontaires» et «non-assistance à personne en danger». Il considère en outre que «la perte de contrôle par le conducteur du véhicule (Henri Paul) apparaît comme la cause déterminante de l’accident» et a été favorisé par l’état d’ébriété du chauffeur et la vitesse excessive du véhicule. Mais ce sont les juges parisiens Hervé Stephan et Marie-Christine Devidal, en aucun cas liés aux réquisitions du parquet, qui auront le dernier mot. Leur décision est attendue tout début septembre, soit quasiment deux ans jour pour jour après l’accident de la circulation survenu sous le pont de l’Alma à Paris, dans la nuit du 30 au 31 août 1997. Le garde du corps britannique de la princesse, Trevor Rees-Jones, est le seul survivant de l’accident. S’ils rendent une ordonnance de non-lieu, le milliardaire égyptien Mohammed Fayed, dont le fils Dodi est mort dans l’accident avec la princesse Diana et le chauffeur Henri Paul, fera appel devant la Cour d’appel de Paris. S’ils renvoient devant la justice une ou plusieurs des personnes mises en examen, on s’acheminerait vers un procès au tribunal correctionnel de Paris, où les détails d’une enquête longue de deux années apparaîtraient au grand jour. Au cours de cette enquête, exceptionnelle au regard des moyens déployés, l’alcool et la vitesse sont rapidement apparus comme les causes essentielles de l’accident. Le chauffeur Henri Paul se trouvait en effet en état d’ébriété lors de l’accident, avec un taux de 1,75 à 1,80 gramme d’alcool par litre de sang, plus de trois fois supérieur à la norme légale, et sous l’effet d’antidépresseurs. Les experts ont également conclu que la Mercedes roulait à une vitesse excessive, compte tenu de la configuration en courbe du tunnel. La thèse du «banal accident de la circulation» n’a toutefois jamais été acceptée par Fayed, propriétaire du magasin londonien Harrod’s et de l’hôtel Ritz à Paris, d’où sont partis la princesse et Dodi le soir de l’accident. Le milliardaire égyptien soutient que son fils et Diana ont été victimes d’un complot, afin d’empêcher un éventuel mariage entre Dodi et la princesse, peu souhaité par la Couronne britannique. Il a même engagé d’anciens policiers de haut rang pour mener des investigations parallèles à celles de la justice française. Mais aucun élément n’est venu conforter cette thèse. L’enquête s’est toutefois achevée avec une zone d’ombre. Une mystérieuse Fiat Uno blanche, qui aurait légèrement heurté la Mercedes juste avant l’accident, n’a en effet jamais été retrouvée.
Deux ans après l’accident mortel de la princesse Diana à Paris, deux juges d’instruction doivent maintenant dire si une des enquêtes les plus médiatiques de ces dernières années pourrait aboutir ou non à un procès. Le parquet de Paris a requis le 17 août un non-lieu général, estimant qu’il n’y a «aucune charge susceptible de fonder des poursuites pénales» contre les neuf photographes et le motard de presse poursuivis pour «homicide et blessures involontaires» et «non-assistance à personne en danger». Il considère en outre que «la perte de contrôle par le conducteur du véhicule (Henri Paul) apparaît comme la cause déterminante de l’accident» et a été favorisé par l’état d’ébriété du chauffeur et la vitesse excessive du véhicule. Mais ce sont les juges parisiens Hervé Stephan et...