Les fourmis sont parfaitement capables de suivre des chemins complexes en s’orientant d’après des repères visuels mémorisés auparavant, révèle une étude franco-britannique publiée dans la revue Nature. Les résultats de cette étude, conduite par des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) français, de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse (sud-est de la France), et de l’université du Sussex, à Brighton (Angleterre), pourraient d’ailleurs trouver des applications dans la conception des robots dotés de systèmes de navigation autonome. Les chercheurs français et britanniques ont mis en évidence la capacité de la fourmi méditerranéenne «Cataglyphis cursor» de mémoriser plusieurs repères, même peu différents les uns des autres, et de les utiliser comme «panneaux indicateurs». Dans le laboratoire toulousain, les scientifiques entraînent les fourmis à retourner efficacement au nid en traversant un labyrinthe constitué de quatre boîtes successives et entaillées de deux issues indiquées chacune par un repère visuel noir sur fond blanc, ne différant de l’autre que par sa forme géométrique : rond/croix, étoile/carré, rectangle/triangle, losange/ovale. Une seule de ces issues conduit vers la boîte suivante. Après quelques séances d’entraînement, les fourmis choisissent sans hésiter la séquence de repères pertinents qui les ramènent au nid. Le fait que des animaux aussi simples, à espérance de vie très courte et avec un «cerveau» d’un millimètre cube environ, composé de quelques milliers de neurones, soient capables d’apprendre et de mémoriser les informations relativement très complexes incluant notamment des suites d’images intéresse évidemment les biologistes, mais aussi leurs collègues spécialisés en informatique et en robotique. Modéliser, avec des techniques de reconnaissance des formes, cette capacité précise des fourmis pourrait en effet permettre de résoudre en particulier les problèmes de navigation des robots.
Les fourmis sont parfaitement capables de suivre des chemins complexes en s’orientant d’après des repères visuels mémorisés auparavant, révèle une étude franco-britannique publiée dans la revue Nature. Les résultats de cette étude, conduite par des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) français, de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse (sud-est de la France), et de l’université du Sussex, à Brighton (Angleterre), pourraient d’ailleurs trouver des applications dans la conception des robots dotés de systèmes de navigation autonome. Les chercheurs français et britanniques ont mis en évidence la capacité de la fourmi méditerranéenne «Cataglyphis cursor» de mémoriser plusieurs repères, même peu différents les uns des autres, et de les utiliser comme «panneaux indicateurs»....
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