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Actualités - Chronologie

Le ciel sur la tête de Galfione

Six sauts, six échecs! Le concours du saut à la perche enlevé par le Russe Maksim Tarasov (6,02 m) s’est révélé une véritable bérézina pour les Français dans les 7es championnats du monde d’athlétisme, hier soir à Séville. Le ciel lourd de l’Andalousie est tombé sur la tête de Jean Galfione, éliminé à 5,70 m, mais également de l’espoir Romain Mesnil, qui a connu le même sort à 5,50 m. L’élimination du champion olympique, un homme imperméable à la pression possédant jusque-là un sens événementiel hors du commun, est cependant troublante. Comment ce garçon au sommet de son art a-t-il pu se faire piéger dès le début d’un concours, que son entraîneur Maurice Houvion aurait aimé le voir débuter à 5,50 m ? Le champion du monde en salle avait effacé tellement tranquillement cette barre à l’échauffement qu’il a préféré passer à la hauteur supérieure. Une barre de départ toutefois inhabituelle pour lui. Jean-Michel Bellot, 5e aux Jeux olympiques de Moscou (1980), attribuait aux changements de conduite le cuisant revers. «Jean ne s’échauffe pratiquement pas habituellement. Il a éprouvé le besoin de changer ses données, explique-t-il. Là est peut-être son erreur. Il se sentait tellement fluide et fort qu’il n’a peut-être pas inconsciemment tenté ses sauts...». Au premier essai comme au 3e, il s’est retrouvé trop près des poteaux. «Des sauts pourtant techniquement bons», notera Jean-Claude Perrin, l’ancien entraîneur national. La deuxième tentative le verra passer sous la latte... «Tout se passe très vite en pareil cas, témoigne Jean-Michel Bellot. Pour un 3e essai, la technique n’importe pratiquement plus. Une seule chose compte : passer. La tête la première s’il le faut...». Jean Galfione n’estime pas avoir commis d’erreur dans le choix des perches. Il en a choisi une grosse, se sentant apte à tout plier. Il n’invoque aucune excuse, parlant simplement de mauvais réglages.
Six sauts, six échecs! Le concours du saut à la perche enlevé par le Russe Maksim Tarasov (6,02 m) s’est révélé une véritable bérézina pour les Français dans les 7es championnats du monde d’athlétisme, hier soir à Séville. Le ciel lourd de l’Andalousie est tombé sur la tête de Jean Galfione, éliminé à 5,70 m, mais également de l’espoir Romain Mesnil, qui a connu le même sort à 5,50 m. L’élimination du champion olympique, un homme imperméable à la pression possédant jusque-là un sens événementiel hors du commun, est cependant troublante. Comment ce garçon au sommet de son art a-t-il pu se faire piéger dès le début d’un concours, que son entraîneur Maurice Houvion aurait aimé le voir débuter à 5,50 m ? Le champion du monde en salle avait effacé tellement tranquillement cette barre à...