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Actualités - Chronologie

Un plan aux multiples facettes(photos)

La politique écologique suivie par la Fédération des municipalités de Jbeil ne se limite pas à la fermeture de Hbéline et à l’installation de deux nouvelles décharges. Elle consiste également en une série de mesures qui devront faire de Jbeil un «caza propre» dans un delai de six mois, selon le président de la Fédération, M. Jean-Louis Cardahi. Pour commencer, la fermeture du dépotoir sauvage de Hbéline. «Des experts sont en train de travailler sur un plan de fermeture du dépotoir», assure M. Cardahi. «Il y a un cours d’eau à aménager, des caniveaux latéraux à construire, le dégazage à effectuer… donc toute une série de mesures à prendre en vue de la fermeture prochaine du site». Il y a évidemment le système de tri et de collecte séparée (cité plus haut) à instaurer. «Les matières inertes seront triées pour être revendues», explique M. Cardahi. Mais ces matières ne sont-elles pas pratiquement invendables au Liban ? D’autres ont eu des expériences d’échec dans ce domaine : après le tri, impossible d’écouler le carton, le verre… «J’ai la conviction que ces matières sont vendables», dit-il. «Le problème est de savoir si de grandes quantités pourront être écoulées quand le procédé se généralisera. Soit nous vendons ces matières soit nous mettons en place des mécanismes de recyclage. Je n’ai pas de souci là-dessus». Mais ces mesures ne sont pas les seules priorités du plan écologique, qui est plus vaste. «Tout d’abord, nous voulons nous occuper des déchets animaux qui sont une véritable catastrophe écologique à Jbeil», indique M. Cardahi. «La Fédération va lancer bientôt un appel d’offres pour acheter un terrain de 5 000 mètres carrés au minimum et y placer tous les abattoirs de la région. Cela nous permettra de fermer les autres abattoirs qui ne répondent pas aux conditions d’hygiène requises. On devrait exécuter ce projet d’ici un an». Quels avantages présente un abattoir géant ? «Dans un tel endroit, répond-il, on peut contrôler tout aussi bien les animaux qui vont être abattus, la viande qui en est produite, et les déchets qui en résultent». Que faire des déchets dangereux (hospitaliers et industriels) ? «Nous avons deux hôpitaux à Jbeil», dit M. Cardahi. «L’un a déjà un incinérateur qui devrait être actualisé bientôt. Nous avons demandé à ce que les déchets de l’autre hôpital soient incinérés dans le premier, ou que cet établissement acquière un appareil qui lui soit propre». Il s’est déclaré prêt à étudier d’autres méthodes plus économiques ou efficaces. En ce qui concerne les déchets industriels, M. Cardahi fait valoir que le caza de Jbeil ne contient que des industries sèches ne produisant pas de déchets liquides dangereux qui polluent les rivières. Ce n’est donc pas un problème de premier plan. Cette «politique écologique» s’est encore fixé un troisième objectif : celui d’éliminer toutes les décharges sauvages à travers le caza. En effet, les bords des routes de montagne sont aujourd’hui souillés par des décharges improvisées. «Si nous arrivons à nettoyer les bords des routes, je serai vraiment satisfait», déclare M. Cardahi. Combien de temps se donne-t-il pour accomplir tout cela ? «Pour la première phase, c’est-à-dire fermer Hbéline et installer les deux décharges, nous nous donnons en gros six mois», dit-il.
La politique écologique suivie par la Fédération des municipalités de Jbeil ne se limite pas à la fermeture de Hbéline et à l’installation de deux nouvelles décharges. Elle consiste également en une série de mesures qui devront faire de Jbeil un «caza propre» dans un delai de six mois, selon le président de la Fédération, M. Jean-Louis Cardahi. Pour commencer, la fermeture du dépotoir sauvage de Hbéline. «Des experts sont en train de travailler sur un plan de fermeture du dépotoir», assure M. Cardahi. «Il y a un cours d’eau à aménager, des caniveaux latéraux à construire, le dégazage à effectuer… donc toute une série de mesures à prendre en vue de la fermeture prochaine du site». Il y a évidemment le système de tri et de collecte séparée (cité plus haut) à instaurer. «Les matières inertes...