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Actualités - Chronologie

Société - La compétition déclenche l'intérêt La Bourse, un jeu d'enfants

Il y a quelques années encore, les enfants américains investissaient l’argent gagné en faisant du baby-sitting ou d’autres petits boulots dans les dernières baskets ou disques du moment. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à jouer en Bourse. La proportion d’adolescents entre 12 et 17 ans qui achètent des actions est passée de 7 % au début de 1998 à 11 % en 1999, selon la deuxième enquête annuelle de Merrill Lynch sur le comportement de cette tranche de la population en matière d’argent. Souvent, ces enfants prennent goût au marché boursier après avoir participé à des jeux à l’école, notamment le Stock Market Game (la Bourse) organisé chaque année depuis vingt ans. Ce jeu, développé par l’Association des professionnels de la Bourse (SIA), a attiré 682 000 participants âgés de 9 à 18 ans lors de la dernière année scolaire contre 415 000 durant l’année 1990-91. Les enfants reçoivent 100 000 dollars virtuels à investir dans les actions cotées à Wall Street, sur la Bourse électronique Nasdaq et l’American Stock Exchange. «C’est la compétition qui déclenche l’intérêt des enfants», a déclaré Jim Spellman, de la SIA. Mais ils doivent également rédiger une dissertation sur ce qu’ils ont appris sur l’économie en général et le marché boursier. La maison de courtage Salomon Smith Barney a des programmes pour aider les enfants à apprendre à investir. La firme organise notamment des classes et des jeux dans des écoles. Boursicoteurs Mindy Ross, vice-président de Salomon Smith Barney, avoue sa surprise face au niveau d’expertise de certains élèves, dont les recherches leur permettent «de reconnaître la différence entre le clinquant et les investissements prudents sur le long terme. Beaucoup sont conscients que les valeurs Internet peuvent reculer», a-t-elle souligné. Issue logique après la fiction, certains enfants deviennent des boursicoteurs, encouragés par un marché en ascension permanente depuis quelques années. Il faut en effet remonter à 1990 pour avoir une baisse du principal indicateur de Wall Street et il a pratiquement triplé en moins de cinq ans. De plus, un nombre croissant de parents investissent en bourse (environ 41 % des ménages) et inculquent à leurs enfants les notions d’épargne et d’investissement pour financer une voiture ou l’université. Cette tendance continue à se développer avec l’avènement du boursicotage par des sites Internet et qui facilite l’achat et la vente d’action tout en étant moins cher que le courtier traditionnel. Depuis 1997, les comptes ouverts par des parents pour leurs enfants ont augmenté de 22 % chez Salomon Smith Barney, a indiqué Mme Ross. Pour les enfants, l’utilisation de l’internet permet de rester brancher tout en jouant à des jeux de grands. Alan Cox, coordinateur du Stock Market Game dans l’État du Maryland, a indiqué qu’au fur et à mesure que les enfants deviennent plus expérimentés en matière de bourse, ils ont recours aux sites d’informations financières pour faire des recherches. Les goûts de ces investisseurs en herbe en matière de mode, de jeux, de gadgets dictent souvent leurs achats. Ils placent leur argent dans les actions des produits qu’ils consomment comme Nike, les magasins d’habillement Gap, Disney, McDonald’s ou encore 4Kids Entertainment, fabricant des produits dérivés du jeu vidéo très populaire Pokémon. Une action Nike, qui valait un peu plus de 53 dollars vendredi dernier à Wall Street, vaut moins cher que les paires de baskets les plus sophistiquées du groupe. Les plus «high-tech» choisissent les actions de Nokia, dont ils utilisent les téléphones portables, Microsoft, Intel, Amazon.com ou Yahoo. Mais au-delà des noms les plus connus, les enfants reconnaissent la valeur de titres comme ceux de Lucent, Sun Microsystems ou Cisco Systems, a observé Alan Cox.
Il y a quelques années encore, les enfants américains investissaient l’argent gagné en faisant du baby-sitting ou d’autres petits boulots dans les dernières baskets ou disques du moment. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à jouer en Bourse. La proportion d’adolescents entre 12 et 17 ans qui achètent des actions est passée de 7 % au début de 1998 à 11 % en 1999, selon la deuxième enquête annuelle de Merrill Lynch sur le comportement de cette tranche de la population en matière d’argent. Souvent, ces enfants prennent goût au marché boursier après avoir participé à des jeux à l’école, notamment le Stock Market Game (la Bourse) organisé chaque année depuis vingt ans. Ce jeu, développé par l’Association des professionnels de la Bourse (SIA), a attiré 682 000 participants âgés de 9 à 18 ans...