Le PKK annonce le début de son retrait du territoire turc
le 26 août 1999 à 00h00
Le Parti des travailleurs du Kurdistan a annoncé hier que ses forces armées avaient entamé leur retrait de Turquie, conformément à l’appel de son chef Abdullah Öcalan, selon un communiqué du conseil de commandement diffusé par l’agence Dem. «Nos forces armées ont entamé leur retrait du Kurdistan-Nord avant même d’attendre le 1er septembre», date pour laquelle le chef du PKK avait appelé le 2 août ses partisans à arrêter les combats et à se retirer de Turquie. Dans la terminologie du PKK, le «Kurdistan-Nord» veut dire le sud-est de la Turquie et le «Kurdistan-Sud», le nord de l’Irak, qui échappe depuis la fin de la guerre du Golfe (1991) à l’autorité de Bagdad. «Pour accélérer le retrait de nos forces (...) l’État turc doit contribuer aux travaux nécessaires qui visent essentiellement à la paix», précise le communiqué, qui ne donne aucun détail sur le pays vers lequel les rebelles ont commencé à se retirer. «Les affrontements (avec l’armée turque) ont été ramenés au niveau le plus bas et le PKK ne se trouve pas à l’origine de combats sporadiques», précise le communiqué. Il a été diffusé le jour même où les autorités turques ont annoncé que 10 rebelles avaient été tués dans des combats survenus dans les provinces de Hakkari, extrême sud-est, et de Van (est). Le communiqué du PKK indique que des renseignements «détaillés» seront fournis le 1er septembre par le conseil de commandement sur le «processus de retrait». Il affirme par ailleurs que le violent séisme en Turquie a «montré comment l’État turc est orienté vers une guerre envers les Kurdes depuis 15 ans, qui a laissé la société turque désorganisée face à une telle catastrophe». Le PKK, qui se sert du nord de l’Irak comme base arrière, a aussi offert un cessez-le-feu au Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani à partir du 1er septembre. L’armée turque mène de fréquentes incursions dans le nord de l’Irak, contrôlé par le PDK et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani, pour en déloger le PKK. Le PDK est allié depuis mai 1997 au gouvernement turc dans sa lutte contre le PKK dans le nord de l’Irak. L’UPK s’est également engagée à ne pas offrir refuge aux militants du PKK.
Le Parti des travailleurs du Kurdistan a annoncé hier que ses forces armées avaient entamé leur retrait de Turquie, conformément à l’appel de son chef Abdullah Öcalan, selon un communiqué du conseil de commandement diffusé par l’agence Dem. «Nos forces armées ont entamé leur retrait du Kurdistan-Nord avant même d’attendre le 1er septembre», date pour laquelle le chef du PKK avait appelé le 2 août ses partisans à arrêter les combats et à se retirer de Turquie. Dans la terminologie du PKK, le «Kurdistan-Nord» veut dire le sud-est de la Turquie et le «Kurdistan-Sud», le nord de l’Irak, qui échappe depuis la fin de la guerre du Golfe (1991) à l’autorité de Bagdad. «Pour accélérer le retrait de nos forces (...) l’État turc doit contribuer aux travaux nécessaires qui visent essentiellement à la...
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