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Actualités - Chronologie

Chine Les avocats empêchés de défendre les membres du Falungong

Les avocats chinois ont reçu l’ordre de ne pas défendre les membres du Falungong, a indiqué hier une organisation de défense des droits de l’homme, alors que les autorités s’engageaient à poursuivre leur campagne contre la secte interdite. Selon le Centre d’information sur les droits de l’homme et le mouvement démocrate en Chine, les autorités judiciaires ont adressé une circulaire aux cabinets d’avocats de plusieurs grandes villes, leur ordonnant de refuser de défendre des prévenus poursuivis en relation avec la lutte contre le Falungong. «Les avocats doivent au préalable écrire un rapport sur cette demande et requérir une autorisation spéciale des autorités judiciaires», a indiqué l’organisation dans un communiqué diffusé depuis Hong Kong. Les avocats sollicités par des particuliers pour défendre des membres du Falungong devront en outre prendre des renseignements sur ces demandeurs et les transmettre aux autorités, selon le communiqué. «Si des personnes demandent une explication légale sur l’interdiction du Falungong, cette explication doit être conforme à la ligne du parti», a ajouté le Centre d’information. Un responsable du Bureau de la justice de Pékin, Cui Yuqi, a confirmé avoir adressé une circulaire aux avocats de la capitale, tout en expliquant que cette démarche visait à réunir «des statistiques sur les victimes du Falungong désireuses de porter plainte contre le mouvement». Malgré une intense campagne de dénonciation dans les médias officiels, certains membres de la secte continuent à croire aux préceptes du gourou Li Hongzhi, a reconnu hier Chine nouvelle. Le gouvernement et le parti ont appelé à «poursuivre l’éducation des membres du Falungong pour les persuader de changer leurs anciennes convictions et de se dégager de la secte», a rapporté l’agence officielle. Selon le Centre d’information, plus de 50 dirigeants du Falungong se trouvent en détention depuis le 22 juillet, date de l’interdiction du mouvement qui s’était traduite par l’interpellation temporaire de milliers d’adeptes dans l’ensemble du pays. Selon la même source, le comité central du Parti communiste «n’a pas encore décidé des sanctions à infliger aux membres de la secte» et a adressé aux présidents des tribunaux du pays une circulaire leur demandant d’attendre avant d’ouvrir les procès. Le Falungong avait pris les autorités de court le 25 avril en rassemblant plus de 10 000 militants devant le siège du régime à Pékin. Le pouvoir a estimé que la secte d’inspiration bouddhiste, qui recommande la pratique d’exercices physiques et spirituels pour éloigner les maladies, faisait peser sur le régime la menace la plus grave depuis les manifestations de Tiananmen en faveur de la démocratie en 1989.
Les avocats chinois ont reçu l’ordre de ne pas défendre les membres du Falungong, a indiqué hier une organisation de défense des droits de l’homme, alors que les autorités s’engageaient à poursuivre leur campagne contre la secte interdite. Selon le Centre d’information sur les droits de l’homme et le mouvement démocrate en Chine, les autorités judiciaires ont adressé une circulaire aux cabinets d’avocats de plusieurs grandes villes, leur ordonnant de refuser de défendre des prévenus poursuivis en relation avec la lutte contre le Falungong. «Les avocats doivent au préalable écrire un rapport sur cette demande et requérir une autorisation spéciale des autorités judiciaires», a indiqué l’organisation dans un communiqué diffusé depuis Hong Kong. Les avocats sollicités par des particuliers pour défendre...