Magnifique ! Hicham el-Guerrouj l’a été hier soir à Séville, pour dominer tous ses rivaux du 1 500 m mondial, puis en exprimant son bonheur d’avoir conservé son titre mondial sur l’anneau olympique du stade andalou. Durant 3 min 27 sec 65/100, el-Guerrouj a régalé le public espagnol tout en lui otant les espoirs placés dans ses trois représentants, tout comme il matait le trio de Kenyans emmenés par Noah Ngeny qui ne pouvait faire mieux que deuxième. Durant de longues minutes, il a ensuite savouré son triomphe lors d’un tour d’honneur drapé dans le drapeau marocain, distribuant sourires, baisers à la foule («un pour ma famille et l’autre pour les publics marocain et sévillan»), et se permettant même quelques pas de danse inhabituels pour cet athlète si réservé. Dans l’allégresse, il n’oubliait pas de dédicacer cette victoire au nouveau roi du Maroc Mohammed V, ni de féliciter son jeune compatriote Adil Kaouch, celui qui s’est sacrifié pour durcir la course avant que le grand Hicham ne s’envole irrésistiblement. Boulimie de records Que de chemin parcouru par le gamin frêle de Berkane, depuis son entrée surprise sur la scène internationale à l’âge de 20 ans, lorsqu’il réussissait 3 min 33 sec 61/100 à Nice alors qu’il n’avait encore aucune référence sur la distance, si ce n’est une médaille de bronze sur 5 000 mètres au sommet mondial juniors deux ans plus tôt. Sa progression fut immédiate, mais un chemin parsemé d’embûches. La première avait pour nom Noureddine Morceli, cet Algérien qui le devançait aux Mondiaux de Göteborg. La seconde était une terrible chute à Atlanta à l’amorce du dernier tour du 1 500 m olympique. Il a depuis rejeté dans l’ombre Morceli en lui ravissant le trône en 1997 et les records du monde du 1 500 m, en 1998, puis du mile en juillet dernier. Et malgré les frayeurs engendrées par un problème de santé (crise d’hémorroïdes), l’étoile du Maroc s’est offerte à 24 ans ce qu’il considère comme «une des plus belles courses du siècle». «Mon objectif est de gagner quatre titres mondiaux, le titre olympique qui me manque et battre tous les records du 1 500 au 5 000 m», glissait-il de sa voix timide. Pour rester dans l’histoire, Hicham le magnifique...
Magnifique ! Hicham el-Guerrouj l’a été hier soir à Séville, pour dominer tous ses rivaux du 1 500 m mondial, puis en exprimant son bonheur d’avoir conservé son titre mondial sur l’anneau olympique du stade andalou. Durant 3 min 27 sec 65/100, el-Guerrouj a régalé le public espagnol tout en lui otant les espoirs placés dans ses trois représentants, tout comme il matait le trio de Kenyans emmenés par Noah Ngeny qui ne pouvait faire mieux que deuxième. Durant de longues minutes, il a ensuite savouré son triomphe lors d’un tour d’honneur drapé dans le drapeau marocain, distribuant sourires, baisers à la foule («un pour ma famille et l’autre pour les publics marocain et sévillan»), et se permettant même quelques pas de danse inhabituels pour cet athlète si réservé. Dans l’allégresse, il n’oubliait pas...
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