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Actualités - Chronologie

Téhéran veut reconquérir le marché mondial des ventes de tapis

Le ministre iranien du Commerce Mohammad Chariatmadari a souligné «la volonté» du gouvernement iranien de relancer les exportations de tapis afin «de reconquérir la part de l’Iran des ventes de tapis sur le marché international». «Le gouvernement est décidé à accorder une importance majeure à l’industrie de tapis dans ses nouvelles orientations économiques pour les prochaines années», a affirmé M. Chariatmadari à l’ouverture de la huitième foire du tapis à Téhéran. Sur les deux milliards de dollars de ventes de tapis dans le monde, «la part de l’Iran est actuellement d’environ 600 millions de dollars», a indiqué M. Mojtaba Khosro-Taj, vice-ministre iranien du Commerce. Interrogés en marge de la foire, plusieurs exportateurs basés en Allemagne ont critiqué la lenteur des procédures administratives et douanières, le manque de coordination entre les différents organismes iraniens et notamment la Banque centrale et l’absence d’une véritable politique en matière de commerce extérieur. M. Chariatmadari a affirmé que les exportateurs iraniens devaient «resserrer leurs rangs afin de reconquérir ce marché qui devient de plus en plus concurrentiel en raison notamment de la présence de nouveaux pays producteurs en Asie, en Asie centrale et au Caucase». L’Iran «produit actuellement 7,5 millions de m2 de tapis précieux par an» mais, a-t-il ajouté, «nous cherchons à réduire ce volume afin d’améliorer la qualité». «Cette industrie créatrice d’emplois coûte peu et rapporte beaucoup et peut devenir une bonne source de devises pour le pays», a souligné le ministre, ajoutant que «chaque m2 de tapis demande en moyenne 7 dollars de dépenses en devises». «Le tapis et d’une manière générale les exportations non pétrolières ont une grande place dans le troisième plan quinquennal du gouvernement», a indiqué M. Chariatmadari, qui a demandé aux exportateurs de tapis de mieux connaître les besoins du marché à l’étranger. «Vous devez connaître les goûts et les besoins des acheteurs étrangers», a affirmé le ministre. Le tapis persan, un art majeur et millénaire de la Perse, connaît une crise depuis plusieurs années en raison d’une multitude de réglementations restrictives et notamment une concurrence de plus en plus féroce de la part des pays comme l’Inde, le Pakistan et maintenant des républiques de l’ex-URSS en Asie centrale et au Caucase. Les exportations de tapis persan s’étaient effondrées après l’obligation faite en mai 1995 aux exportateurs de rapatrier leurs recettes en devises et de les changer au taux officiel auprès de la Banque centrale afin d’enrayer la fuite des capitaux. Cette situation avait favorisé la contrebande de tapis de grande valeur, mais sous la pression des milieux conservateurs qui contrôlent l’essentiel des exportations non pétrolières, le gouvernement a fait marche arrière.
Le ministre iranien du Commerce Mohammad Chariatmadari a souligné «la volonté» du gouvernement iranien de relancer les exportations de tapis afin «de reconquérir la part de l’Iran des ventes de tapis sur le marché international». «Le gouvernement est décidé à accorder une importance majeure à l’industrie de tapis dans ses nouvelles orientations économiques pour les prochaines années», a affirmé M. Chariatmadari à l’ouverture de la huitième foire du tapis à Téhéran. Sur les deux milliards de dollars de ventes de tapis dans le monde, «la part de l’Iran est actuellement d’environ 600 millions de dollars», a indiqué M. Mojtaba Khosro-Taj, vice-ministre iranien du Commerce. Interrogés en marge de la foire, plusieurs exportateurs basés en Allemagne ont critiqué la lenteur des procédures administratives et...