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Actualités - Chronologie

La réintégration des combattants de l'UCK : une condition pour la stabilité

Alors que les combattants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) seront totalement démilitarisés fin septembre, l’Onu s’attaque à la réintégration de ces ex-guérilleros dans la société civile, condition fondamentale pour la stabilité du Kosovo. Âgés de moins de 39 ans à 93 %, chômeurs avant la guerre à 36 %, sans aucun diplôme à 28 %, chefs de familles à 48 %, selon une enquête de l’OIM (Office international des migrations), les ex-soldats de l’Armée de libération du Kosovo qui ne sont pas repartis dans leurs fermes dès la fin de la guerre font l’objet d’une attention particulière de la part de la Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk). «Le retour à la vie civile des anciens combattants sans aucun espoir ni chance de succès peut être un élément déstabilisateur de la société», explique Michael Barton de l’OIM. D’autant que la criminalité s’est déjà largement développée dans la province et a été souvent attribuée aux membres de l’UCK ou à ses éléments incontrôlés. La majorité des 8982 personnes interrogées auraient préféré garder les armes : 68 % ne veulent pas reprendre leur ancien métier, tandis que 58 % rêvent d’abord d’une activité militaire ou policière. Quelque 5000 membres de l’UCK ont déjà posé leur candidature pour entrer dans la police locale du Kosovo, selon son chef militaire Agim Ceku. Mais celle-ci ne comprendra dans un premier temps que 3 500 personnes. Les entraînements, après sélection, doivent commencer à la fin du mois. Plusieurs centaines participeront au programme de déminage de la Minuk, tandis qu’une partie sera intégrée dans l’administration civile (voirie, etc.). Pour les autres, les moins éduqués qui ont le plus de chance de déraper, l’OMI, sous l’égide la Minuk, met en place un programme d’assistance spécifique après enquête sur leurs desiderata. Ainsi, ceux qui ont déjà un métier pourront être placés dans des entreprises privées qui s’engageront à garantir un emploi pendant un certain temps au démobilisé, en l’échange de subventions pour payer les salaires.
Alors que les combattants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) seront totalement démilitarisés fin septembre, l’Onu s’attaque à la réintégration de ces ex-guérilleros dans la société civile, condition fondamentale pour la stabilité du Kosovo. Âgés de moins de 39 ans à 93 %, chômeurs avant la guerre à 36 %, sans aucun diplôme à 28 %, chefs de familles à 48 %, selon une enquête de l’OIM (Office international des migrations), les ex-soldats de l’Armée de libération du Kosovo qui ne sont pas repartis dans leurs fermes dès la fin de la guerre font l’objet d’une attention particulière de la part de la Mission des Nations unies au Kosovo (Minuk). «Le retour à la vie civile des anciens combattants sans aucun espoir ni chance de succès peut être un élément déstabilisateur de la société»,...