Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Washington réfléchit à la reconversion de l'UCK

Satisfait des progrès de l’accord de démilitarisation de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), le général Mike Jackson, commandant de la force de l’Otan au Kosovo, a mis l’accent hier sur la transformation de l’ex-guérilla, en évoquant l’éventuelle création d’une garde nationale sur le modèle américain. Lors d’une conférence de presse au quartier général de la Kfor à Pristina, le général Jackson a affirmé que «l’UCK s’est bien conformée à l’accord» de démilitarisation du 21 juin qui stipulait que la guérilla devait avoir déposé 60 % de ses armes automatiques de petit calibre dans des points de stockages avant le 20 août à minuit. Agim Ceku, le chef militaire de l’UCK, était présent mais n’a pas souhaité s’exprimer. «Nous avons rempli tous nos engagements», avait-t-il assuré le 18 août, précisant que 6 000 armes légères avaient notamment été remises à la Kfor. À l’issue de la troisième étape du calendrier de démilitarisation de l’UCK, les armes déposées «ont été soigneusement vérifiées par mes forces et celles du chef militaire de l’UCK Agim Ceku», a déclaré le général Jackson, tout en se refusant à communiquer tout bilan chiffré. Le général Jackson a en outre insisté sur le second volet de l’accord qui prévoit la transformation de l’ancienne guérilla albanaise en un mouvement politique, l’intégration de certains de ses membres dans la police et un retour à la vie civile de ses combattants, tout en envisageant la création d’une force de défense. «Je suis content de la démilitarisation et je souhaite à présent mettre l’accent sur la transformation» de l’UCK, a déclaré le commandant de la Kfor qui a fait état de «progrès dans de nombreux secteurs», notamment concernant la future force de police. «L’UCK est satisfaite de voir que ses membres ont été retenus pour leur expérience», a-t-il indiqué, affirmant que le processus d’entretiens pour la sélection des futurs policiers était terminé. Ces derniers doivent entamer cette semaine leur formation à l’académie de Vucitrn (30 km au nord de Pristina). Le mois dernier a pourtant été marqué par une tension croissante entre l’UCK et la Kfor, qui reprochait à l’ancienne guérilla albanaise de nourrir des ambitions politiques et militaires démesurées. Le général Jackson avait notamment averti l’UCK que la Kfor était «la seule force légitime au Kosovo» en accusant la guérilla d’avoir mis en place une police parallèle. Autre point essentiel de l’accord sur la transformation de l’UCK, le paragraphe 25B de l’accord stipule que la communauté internationale devra «accorder une attention particulière à la formation d’une armée au Kosovo sur le modèle de la garde nationale américaine». Le commandant de la Kfor a commencé par se féliciter du processus de réinsertion dans la vie civile de quelque 10 000 ex-combattants de l’UCK. Puis, citant le numéro du paragraphe 25B, le général Jackson a déclaré que la Kfor «étudie avec attention la transformation institutionnelle (de l’UCK) qui permettrait à une organisation nonmilitaire de prendre part à la reconstruction du Kosovo dans les limites des contraintes internationales». L’UCK ne fait pas mystère de ses velléités de pouvoir et de son désir de créer une armée du Kosovo, dont ses membres seraient majoritaires. Son chef militaire signe déjà ses communiqués en tant que chef d’état-major de l’«armée de tous les citoyens du Kosovo». «Nous avons un intérêt vital à nous doter d’une structure de défense pour protéger nos frontières et être en mesure d’assurer la sécurité du pays après le départ de la Kfor et de l’Onu», avait notamment déclaré M. Ceku. La Kfor doit cependant tenir compte du droit international et de la souveraineté que Belgrade conserve sur le Kosovo, province serbe au statut juridique et politique incertain.
Satisfait des progrès de l’accord de démilitarisation de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), le général Mike Jackson, commandant de la force de l’Otan au Kosovo, a mis l’accent hier sur la transformation de l’ex-guérilla, en évoquant l’éventuelle création d’une garde nationale sur le modèle américain. Lors d’une conférence de presse au quartier général de la Kfor à Pristina, le général Jackson a affirmé que «l’UCK s’est bien conformée à l’accord» de démilitarisation du 21 juin qui stipulait que la guérilla devait avoir déposé 60 % de ses armes automatiques de petit calibre dans des points de stockages avant le 20 août à minuit. Agim Ceku, le chef militaire de l’UCK, était présent mais n’a pas souhaité s’exprimer. «Nous avons rempli tous nos engagements», avait-t-il assuré...