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Actualités - Chronologie

Les forces de Moscou pressées d'en découdre

Les soldats russes basés entre Botlikh et Tando, dans le sud-ouest du Daghestan, étaient impatients hier de passer à l’offensive pour mettre fin au harcèlement incessant des séparatistes islamistes qui mènent une guerre de partisans. «De nuit comme de jour, ils apparaissent dans les collines, tirent sur nos positions et tuent ou blessent l’un des nôtres. C’est une guerre de partisans», reconnaît le soldat Alexeï Morozov, 27 ans. À l’abri derrière quelques rochers qui les protègent d’éventuels tireurs postés sur les cimes des montagnes avoisinantes, les soldats ont creusé des tranchées et installé des sacs de sable, dans un endroit où aucun arbre ne les abrite du soleil écrasant. Ils sont environ un millier regroupés dans ce camp de fortune, au milieu de montagnes qui culminent à plus de 2 000 m. «Si nous ne les éliminons pas rapidement, chaque jour nous aurons des morts et des blessés. Plutôt avoir des morts tout de suite en attaquant que de perdre des soldats tous les jours pendant des mois», s’impatiente Alexeï. Pour éviter les pertes humaines, les Russes ont jusqu’à présent limité au maximum les affrontements directs avec les islamistes, privilégiant les bombardements aériens et les tirs d’artillerie. Mais cette tactique s’est révélée insuffisante. Les quelque 1 000 à 1 500 islamistes venus de Tchétchénie le 7 août occupent toujours plusieurs villages dans le district de Botlikh. «Nous sommes là à ne rien faire. Les hélicoptères bombardent des positions où peut-être il n’y a même plus d’islamistes», se plaint Mikhaïl, un officier expérimenté qui a combattu en Afghanistan et en Tchétchénie. Officiers et simples soldats semblent désireux de voir les opérations prendre une tournure plus offensive, afin de ne pas s’enliser dans une guerre de position qui en fait des cibles permanentes pour les islamistes. La plupart des militaires tués ou blessés depuis le début des affrontements avec les islamistes ont été victimes d’attaques sur des camps établis dans les montagnes, selon des sources russes. Les Russes ont reconnu 44 morts et 150 blessés au total depuis le début des opérations. Les islamistes ont affirmé lundi avoir tué un millier de soldats des forces fédérales russo-daghestanaises. Les espoirs des militaires du district de Botlikh d’en finir rapidement avec les islamistes risquent d’être déçus, même si des colonnes de renforts n’arrêtaient pas lundi de monter par les routes de montagne vers la zone de Botlikh, transportant hommes et matériel.
Les soldats russes basés entre Botlikh et Tando, dans le sud-ouest du Daghestan, étaient impatients hier de passer à l’offensive pour mettre fin au harcèlement incessant des séparatistes islamistes qui mènent une guerre de partisans. «De nuit comme de jour, ils apparaissent dans les collines, tirent sur nos positions et tuent ou blessent l’un des nôtres. C’est une guerre de partisans», reconnaît le soldat Alexeï Morozov, 27 ans. À l’abri derrière quelques rochers qui les protègent d’éventuels tireurs postés sur les cimes des montagnes avoisinantes, les soldats ont creusé des tranchées et installé des sacs de sable, dans un endroit où aucun arbre ne les abrite du soleil écrasant. Ils sont environ un millier regroupés dans ce camp de fortune, au milieu de montagnes qui culminent à plus de 2 000 m. «Si nous...