Aux États-Unis, «The Blair Witch Project» a créé l’événement en remportant un succès commercial sans que le moindre spot publicitaire ne soit diffusé. Avec «Runaway Bride», «Inspector Gadget», «American Pie», ou «Eyes Wide Shut», l’été cinématographique américain 1999 sera placé sous le signe de l’éclectique. Raya Abi-Rached présente quelques films vus à New York. – Blair Witch Project : film d’horreur de Eduardo Sanchez et Daniel Myrick, deux jeunes réalisateurs qui savent que les films les plus terrifiants sont ceux qui font travailler l’imagination du public. Blair Witch Project retourne à la tradition classique du film d’horreur : on entend les acteurs hurler mais on ne sait pas ce qui leur arrive. Le mystère autour du film, présenté comme un vrai documentaire (on parle de «Mock Documentary»), d’abord à Sundance ensuite à Cannes, a été accru par son site Internet qui a fait croire que l’histoire est réelle. – The Haunting : dans la série des films d’horreur, celui-ci n’assure vraiment pas! Si The Haunting initial de Robert Wise en 1962 passe pour l’un des plus grands films d’horreur jamais réalisés, celui-ci, signé Jan De Bont (Speed, Twister), est grotesque jusque dans ses dialogues! Le cinéaste n’a pas su diriger ses acteurs : Catherine Zeta-Jones, notamment est très décevante. Pourtant la «DreamWorks» avait investi beaucoup d’argent pour reconstituer détail par détail la maison de Hill. Les effets spéciaux ont beau être excellents, cela n’a jamais véritablement amélioré un film d’horreur. – American Pie : un film «ado» qui s’apparente beaucoup aux longs métrages des frères Farrelly, notamment Something About Mary. Grotesque et souvent vulgaire, ce film qui plaît énormément au public américain retrace les évolutions sexuelles d’un groupe de bacheliers qui n’ont qu’une chose en tête : ne pas rester «puceaux» après leur soirée de promotion. On est content pour eux! – Inspector Gadget : pour adapter l’un des dessins animés les plus populaires des années 80, Disney aurait pu faire plus d’efforts pour faire un film plus subtil ou fantaisiste! Le résultat : Inspector Gadget est une comédie qui n’intéressera que les très jeunes alors qu’avec les bons ingrédients, une adaptation de dessin animé peut plaire autant aux adultes (Dick Tracy par exemple). Dommage, car le choix de Rupert Everett et de Matthew Broderick dans les rôles principaux était judicieux. – Mickey Blue Eyes : est aussi drôle que les Married to the Mob, Analyse This ou autres comédies sur la mafia. Mais c’est Hugh Grant qui nous a surpris par une prestation moins banale que de coutume et parfois même réellement comique! Il incarne un expert d’art anglais à New York qui tombe amoureux de la fille d’un membre de la mafia (James Caan, bien évidemment!). Le film de Kelly Makin est léger, drôle, sans grande prétention! – Runaway Bride : Garry Marshall réunit Julia Roberts et Richard Gere à nouveau pour une comédie romantique «à la Pretty Woman». Cette fois, dans une histoire qui semble étrangement inspirée de sa propre vie, Julia incarne une femme spécialisée dans l’abandon de ses fiancés à l’autel, Richard incarne un journaliste de renommée qui enquête sur le cas et... vous connaissez la suite! Runaway Bride trouvera des amateurs au Liban. – Eyes Wide Shut : le meilleur pour la fin. Si le film de Kubrick fait couler beaucoup d’encre, c’est bien l’intention du défunt réalisateur. Eyes Wide Shut, adapté du roman d’Arthur Schnitzler transposé dans le New York de nos jours et interprété à l’écran par le couple Kidman-Cruise, est à la fois intrigant et fascinant. Il n’est pas étonnant que les critiques soient partagés, certains le jugent mauvais, d’autres estiment que c’est le film le plus personnel de Stanley. Nous dirons que c’est film hors normes, du Kubrick quoi!
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Aux États-Unis, «The Blair Witch Project» a créé l’événement en remportant un succès commercial sans que le moindre spot publicitaire ne soit diffusé. Avec «Runaway Bride», «Inspector Gadget», «American Pie», ou «Eyes Wide Shut», l’été cinématographique américain 1999 sera placé sous le signe de l’éclectique. Raya Abi-Rached présente quelques films vus à New York. – Blair Witch Project : film d’horreur de Eduardo Sanchez et Daniel Myrick, deux jeunes réalisateurs qui savent que les films les plus terrifiants sont ceux qui font travailler l’imagination du public. Blair Witch Project retourne à la tradition classique du film d’horreur : on entend les acteurs hurler mais on ne sait pas ce qui leur arrive. Le mystère autour du film, présenté comme un vrai documentaire (on parle de «Mock...